mardi, 03 novembre 2009
CHANTONS ENSEMBLE !

Ainsi donc, la préoccupation majeure des Français est le problème de l'identité nationale. Au point de lancer un grand débat national...
Nous vivons une situation économique et sociale désastreuse, probablement comme on n'en a pas connu depuis des générations, et merci de ne pas mettre le tout sur le dos de la crise qui n'a que peu à voir dans l'histoire.
La majorité des Français se sont rendu compte depuis longtemps et à leurs dépends de l'injustice absolue que représente la politique menée tambour battant par ce Monarque agité qui, si j'ose dire, nous gouverne...
Aujourd'hui c'est de sa propre famille politique que monte la grogne contre ce Prince gâté devenu aveugle et sourd, tant il est coupé de la réalité du monde et de la société, alors quoi de mieux que de lancer un leurre pour cacher la désastreuse situation du pays en draguant du même coup l’électorat de l’extrême droite en vue des élections régionales.
C'est Eric besson, ancien homme de gauche devenu le pire de l'extrême droite, qui, mandaté par notre Souverain Adulé, s'y colle pour lancer ce nuage de fumée pour masquer les tragiques effets de la politique menée par ce gouvernement.
Il est tellement dévoué, ce brave Eric, tellement zélé pour exécuter les basses oeuvres du Monarque que l'on peut sans se tromper lui prédire de l'avancement dans les semaines qui viennent.
Le thème de ce nouveau buzz : SOYONS FIERS D'ÊTRE FRANÇAIS !
La France d'en bas, comme on dit, n'a pas de travail, se fait virer ou délocaliser, certains n'ont plus de toit, d'autres réduits à faire les poubelles pour trouver à bouffer, des salariés se suicident, les jeunes générations ne discernent plus d'avenir, etc...
Tous ces gens-là, bien sûr, n'ont qu'une envie, c'est de chanter la Marseillaise et de vénérer le drapeau tricolore !
La hausse du pouvoir d'achat...
La croissance avec les dents...
La baisse des impôts...
Le renforcement du rôle du parlement...
L'impartialité de l'Etat...
L'emploi...
Le dialogue social...
L'indépendance de la justice...
La moralisation du capitalisme...
L'accession à la propriété...
La lutte contre l'échec scolaire...
La revalorisation du travail...
La promesse de ne pas privatiser EDF...
La promesse faites aux ouvriers de Gandrange...
Et j'en passe.
Aucun de ces engagements n'a été tenu.
Souvent même, c'est le chemin inverse de ces promesses qui a été pris.
Certains diront que la crise, la fameuse crise, est la grande responsable et a empêché ce président de mener à bien ses projets. Bien sûr...
La crise, au contraire, a été une aubaine pour ce pouvoir, comme un cache misère.
Elle a été la bienvenue pour cette équipe incompétente qui a mis la main sur le pouvoir pour en faire ce que l'on voit aujourd'hui : l'accentuation des privilèges et de la misère...
La méthode est simple et répétitive : on mets tous les jours sur la table un os à ronger pour l'opinion. Aujourd'hui, l'identité nationale. Alors les medias s'en emparent, toujours à l'affut de scoop, puis le buzz fait son travail, ça occupe les dîners en ville et, dans les familles, on ne parle que de ça, puis à peine le soufflé retombé, on mets un autre no-nos sur la table pour un créer un autre débat...
Le pire, c'est que le piège, pourtant gros comme une maison, fonctionne toujours et tout le monde plonge. Consternant.
Pendant ce temps là on n'a pas le temps de voir la réalité de l'inefficacité de ce pouvoir.
Inefficacité relative, devrais-je dire, car pour les copains, pour ce que l'on appelle à juste titre " la bande du Fouquet's", là il est très efficace.
Mais tout ceci n'est que billevesée ! Allez, lisons Guy Môquet et chantons tous ensemble la Marseillaise...
Soyons fiers d'être Français et rejetons à la mer tous ces étrangers qui viennent manger notre pain !
The Lynx
12:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : identité française, besson, sarkozy, gouvernement, politique
dimanche, 25 octobre 2009
La démocratie... Souvenez-vous, c'était il y a bien longtemps !

Quand les Irlandais votent NON à ce même traité, on leur dit qu’ils sont cons et n’ont rien compris et on les fait revoter pour qu’ils disent OUI…
Quand la loi Hadopi est rejetée parce que les députés de la majorité préfèrent boire un coup, on revote pour la faire passer en force…
Quand l’Assemblée vote une taxe (enfin intelligente) sur les profits des banques on veut les faire revoter parce que ça déplait au Prince…en prétextant une erreur de bouton !
(Des politiques qui se gourent de bouton, ça vous fout pas un peu les chocottes, à vous ?)
Un président qui méprise son peuple et qui fait comme si l'Assemblée n'existait même pas...
Un monarque qui, contrarié, s'en prend violemment à la presse...
Est-on encore en démocratie ?
De quelle nature est l’Europe à laquelle on veut nous faire adhérer de gré ou de force ?
Il y a sûrement un paquet de Français qui se sont trompés de bulletin en 2007 ! On pourrait peut-être revoter, nous aussi !
Du coup on serait débarrassés du plouc qui nous méprise et nous ridiculise dans le monde entier depuis près de trois ans !
08:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, société, politique, assemblée, démocratie, vote, banques, taxes
samedi, 24 octobre 2009
À la petite semaine... (3)

Bon ! Alors cette semaine, encore un caddy plein de trucs énormes qui nous ont bien fait rigolé, à l'inverse de notre Sérénissime qui lui, parait-il était d'une humeur massacrante. Et on le comprend, on le serait à moins ! Entre ses troupes qui ne lui obéissent plus et ses propres conneries, on peut le comprendre. Il parait même qu'au "château" il valait mieux ces derniers temps raser les murs...
Alors cette semaine nous avons eu droit, à tout seigneur tout honneur, aux tribulations du fiston qui nous ont bien amusé.
" Si la question que vous me posez c’est : en avez vous parlé avec le président, la réponse est non, si j’en ai parlé avec mon père la réponse est oui."
Déjà passé maître es-langue de bois, le gamin ! Ca nous promet de beaux jours...
C'était vraiment la sarkomedia dell'arte, hilarant !
- J'avance mon pion : le fiston. Un peu cancre mais bon bougre...
- Merde, v'la qu'il en prend plein la gueule, j'lavais pas vu venir celle là...
- En plus le monde entier se fout de ma gueule, mais de quoi y s'mèlent ces pékins !
- J'organise vite une réunion de crise...
- Je retire mon pion, et j'organise pour lui un passege au 20 heures parfaitement calibré, avec déclaration pleine de sagesse maîtrisée au millimètre par mes coaches
- Ca va montrer qu'il en a, le p'tit... Et puis ça lui donne un peu de consistance politique pour les prochains coups...
- Ca marche ! Tout le monde galope...
- Je lâche mes clébards pour bien enfoncer le clou "il a fait preuve d'une grande sagesse et de beaucoup de maturité". Ca c'est le nouveau mot d'ordre que je leur ai fait passé.
- La semaine dernière je leurs avais dit de dire que c'était vachement bien qu'il se présente... mais c'est pas grave, depuis plus de deux ans, ils ne sont plus à un chapeau près ! Et puis je les emmerde, c'est des cons.
- Même la Gauche me remercie pour ma propre sagesse, j'suis vraiment trop balèze !
- On a occupé les médias pour masquer la pseudo-crise financière, le copinage d'affaire, la sale gueule de Frédo, la grippe A et le coup de pouce éhonté au lobby pharmaceutique, etc. etc. ..."
- Et puis tous ces gogos de français, y ont gobé tout ça, j'imagine qu'ils ont du marcher à fond dans cette victimisation/sanctification du petit Jean.
- Ca les endort, en attendant la fusion EPAD/EPASA, dans deux ans et là, on va les ratatiner avec le fiston !
- Bon, allez, j'peux me tirer deux semaines avec ma gonsesse au bord de la mer !
Tout ça nous a bien fait rire... alors qu'il y en a qui crèvent de faim, et bientôt de froid, sur chaque trottoir de Paris.
> À part ça, on a entendu, et on entend encore, une campagne de pub gouvernementale destinée à vanter son efficacité. Là on peut se poser des questions :
1- Pourquoi tant communiquer si les mesures gouvernementales sont si probantes ?
2- Qui paye cette campagne nationale évaluée à environ 4 millions d’euros. Serait-ce le contribuable ?
Et ça semble ne choquer personne de voir tant d’argent dépensé pour vanter des réformes si invisibles qu'il faut marteler le crâne des pauvres benêts que nous sommes pour nous convaincre de leur efficacité ?
> On a aussi entendu Monsieur Estrosi, le motard comique du gouvernement, dire après la visite planquée de notre Sublime Majesté à Gandrange "Les seules manifestations qu'il peut y avoir ce soir en Moselle sont des manifestations de joie." Il fallait oser, non ?
> Il y a eu l'interview de notre Vénéré Vizir au Figaro qui nous a démontré, s'il cela était encore nécessaire, qu'il vivait définitivement dans un autre monde. Il paraîtrait qu'il a fait rajouter quelques petites phrases à la relecture, allez on en n'est pas à une broutille près...
> À propos du Figaro, on a quand même eu droit à l’édito le plus con de la décennie ! On le doit à Etienne Mougeotte, vous savez ce mec qui nous disait il y a quelques temps que son boulot c'était de libérer notre cerveau avec ses conneries pour faire de la place à des boissons gazeuses ! Et bien là, il a libéré le sien ! Il s'est pris carrément pour le Roi himself, il a dit que s'il y avait des ministres qui n'étaient pas contents, la porte était ouverte !
Etienne, Etienne oh tiens la bien !
> On a vu la si mignonne Rama Yade se montrer probablement la seule ministre courageuse et qui ose se dresser contre les dictats de son maître. Pauvre Rama ! Comme notre Sérénissime Splendeur ne peut pas la virer car trop populaire alors il fait avec elle comme à France Telecom, il l’use, la déplace, la frustre jusqu’à ce qu’elle craque. Mais la jolie semble avoir du caractère...
Mais qu'est-ce qu'elle fout dans cette équipe de charlots ?
> On a vu deux décrets publiés en douce un dimanche, sous le coup de l'émotion après Poitiers, pour ré-ouvrir la chasse aux jeunes !
> On a vu David Douillet se faire élire dans les Yvelines, mais ça, on s'en fout complètement, non ?
> Comme Rama Yade, on a vu Alain Juppé, obligé de s'excuser publiquement après son coup de gueule sur la fiscalité locale, puis Copé avec son histoire de sparadrap qui était pourtant bien marrante qui s'est exercé au rétropédalage...
Sans parler de tous ceux qui avait fait des pipes au Prince pendant 15 jours qui ont été obligés de tout avaler (excusez l'expression mais j'ai pas trouvé plus imagé !) pour faire comme si de rien était.
> On a vu les banques qui se sont refaites en un rien de temps. Attention ! Ils devraient faire gaffe, les banquiers, ils pourraient finir par vraiment nous énerver... Il y a de l’embrouille dans l’air.
Il semblerait qu'on ait rien appris de cette crise.
Attention la prochaine fois elle risque d'être ultra violente, celle d’aujourd’hui nous semblera douce.
Les clients des banques se sont fait sodomisé, la prochaine fois sera encore plus douloureux, ce sera du fist-fucking (excusez encore, mais...)
> On a vu revenir la grippe et son vaccin. Un vaccin dont on ne sait pas s’il faut une ou deux doses, dont on ne connaît pas les effets des adjuvants, pour lequel il me semble avoir entendu qu'il fallait signer une décharge (?!)
Et la brave Roselyne qui cherche à nous le refourguer, son vaccin qui coute la peau du cul...
D'ailleurs, qu'apprend-on ? Qu'elle a étrangement oublié de nous dire qu'elle avait été pendant 12 ans rémunérée par Imperial Chemical Industries, absorbé depuis par Astra-Zeneca, lequel racheta MedImmune propriétaire des brevets indispensables à l'élaboration du fameux vaccin H1N1. Et ben dis donc Rosy, ça veut dire quoi tout ça ? Hein !
> Il paraît que les deux couillons Bataille et Fontaine ouvrent une école de télé ! Sérieux, ça nous promet de beaux jours !
> À part ça, dans des maisons de retraite, il y a des petits vieux qui se font tabasser où qui sont carrément délaissés par les gardes malades qui préfèrent jouer aux cartes ou se raconter leurs histoires de cul. Dans d'autres, il n'y a pas assez de personnel, ça bouffe les marges. Et il y a des gens qui râlent ? Mais quel est ce monde ou les hôpitaux et les maisons de retraite n'auraient pas le droit de faire des profits ? Hein !
> On a vu le grand duduche s'agiter au bout de son crochet de boucher.
> Ah oui ! On a eu un bref moment de télé réalité qui m'a bien fait marrer : Dupontel et Bignolas. Dupontel avec sa bonne humeur habituelle qui mouche en direct le journaliste qui l'interroge sur son film sans l'avoir vu et qui se casse... Réjouissant. Si tout le monde faisait ça, on entendrait moins de conneries.
> La semaine dernière, nous avions constaté que les restaurateurs s'étaient embourbé la différence de TVA sans baisser leurs prix. J'avoue, je m'étais trompé... ils les ont augmentés, je l'ai constaté à mes dépends.
> C'est comme dans les rayons des super marchés, les prix nous dit-on, n'ont pas augmenté. Je dois dire que c'est vrai... Il y a juste moins de produits dans les boites…
> On a renvoyé trois afghans à Kaboul qui vont sans nul doute se faire massacrer ou se faire enrôler ces les Talibuches ! Mais c'est pas grave, notre ministre à veste réversible est content. Il a montré qu'il avait des couilles, lui.
> La semaine dernière, on apprenait qu'on allait dégueuler nos poubelles radio-actives en Sibérie, cette semaine on nous apprends que nous pillons encore une fois un pays, le Congo, pour nos portables qui ont besoin de Coltan, minerais très précieux qui sert à fabriquer les puces. Il y a de la misère, de l'exploitation quasi esclavagiste, des guerres tribales, des milliers de morts, mais on s'en fout après tout ! Du moment que l'on peut s'acheter son 12ème portable, le tout dernier modèle...
> "Nous défendons le bouclier fiscal comme un outil de justice fiscale et sociale" nous a déclaré sans rire Luc Chatel, le ministre de l’éducation nationale et porte parole du gouvernement. Estrosi, Chatel, Lefebvre, si ils ne savent plus quoi faire quand le Petit Énervé ne sera plus là pourront toujours tenter le cabaret. Ou faire un remake de Pulp Fiction...
> Nous avons eu droit au retour de Guy Moquet « Les enseignants ont un devoir (…), c'est de faire leur métier d'enseignant, donc d'obéir aux directives. Ce n'est pas une profession libérale le métier d'enseignant, c'est une profession de fonctionnaire. Il y a des directives et il n'est pas indigne, au regard des lois de la république et des grands principes qui nous gouvernent, de lire la lettre de Guy Môquet. »
Pour Guaino, (vous savez le petit scribouillard qui scribouille, qui tousse et qui tic) le métier d'enseignant consiste d'abord à obéir aux directives. C'était le cas, d'ailleurs, à l'époque de Guy Môquet et de Vichy. Cette définition très personnelle du métier d'enseignant illustre à nouveau la lourde dérive du Zébulonysme qui tend à confondre le service public avec la satisfaction des intérêts particuliers ou des lubies des dirigeants.
Hé ! Henri ! Les enseignants ne sont pas à la solde des gouvernants, ils sont rémunérés par les contribuables pour travailler à l'éducation de leurs enfants. Tout simplement et c'est déjà beaucoup.
Le scribouillard qui scribouille qui tousse et qui tic semble également tout ignorer de la loi d'orientation de 2005 qui accorde aux enseignants une liberté pédagogique qui leur permet de choisir les pratiques qui leur semblent le mieux convenir aux élèves.
Cette histoire de Guy Môquet n'est pas qu'une simple pantalonnade : l'insistance puérile et brutale de notre Infinie Grandeur à faire passer de force un type de commémoration manifestement hors de propos est une manifestation supplémentaire de l'instrumentalisation de l'histoire. Et dans un pays où les rafles policières, les camps de rétention ou les charters d'immigrés s'exposent au grand jour, on se dit que la défense de l'idéal de la résistance sonne faux dans certaines bouches.
> Quoi qu'on en dise, la gouvernance de notre Grandeur Vénérée est sans nul doute la plus "gaguesque" que nous n'ayons jamais connu. Aussi bien que chez nos voisins de Groland !
D'abord une mise en bouche bien grasse avec une bonne vieille blague auvergnate, on commence à rire, suivie d'histoires de cul-culturel avec des vieux boxeurs Thaïlandais, avec à la baguette la blonde extrême droite en mère la morale, là, on commence à se tenir les côtes et pour finir les caprices du fils à papa qui a obligé tout son camp à pédaler dans un sens durant une semaine et dans l'autre la semaine suivante, on explose.
Et, en apothéose, quand le lardon à dit : «Est-ce que j'en ai parlé au Président ? Non. Est-ce que j'en ai parlé à mon père ? Oui.» Alors là, on s'étouffe carrément !
J'oubliais ! Tout ça c'est la faute des médias ! Vous savez, ces horribles journalistes qui ne veulent que du mal à notre Petit Vizir Adulé ! Bon sang mais c'est bien sûr...
Avec une certaine impatience j'attends la suite...
Petit message pour le fils Jean : " Les études c'est très simple : deux ans de droit, tout le reste de travers " Coluche.
À la semaine prochaine !
PS. Des gouvernants qui se trompent de bouton, ça vous fout pas un peu les chocottes, à vous ?
The Lynx


