jeudi, 28 mai 2009

RETOUR DE LA PEUR !

Ainsi donc, selon notre bon roi Zébulon 1er, les enfants sont dangereux et source de tous les maux.

En banlieue, ce sont de dangereuses racailles à nettoyer.

Au lycée ou dans les facs, ce sont de dangereux révolutionnaires à mater.

À l'école, ce sont des dangereux agresseurs armés.


Au passage, c'est marrant de voir combien ce pouvoir à un besoin permanent de se trouver des ennemis.


Il faut donc contrôler tout ça, comme d'habitude...

Comme il vient de le dire dans une allocution, il sera sans pitié et ne sera pas

victime des bons sentiments ambiant...


Alors, on va contrôler les enfants, les fouiller, les faire passer sous des portiques détecteurs,

les encercler de caméras de surveillance, et j'en passe...


Ca va sûrement les mettre de bonne humeur, nos chères têtes blondes !


Mais pas un instant il n'est question des parents !?

Pourtant ce sont bien les parents les premiers responsables de ces quelques dérives.

Ces mêmes parents qui n'ont même plus le courage de s'occuper de leurs enfants, préfèrant les coller devant la télé ou des jeux videos.

Ces mêmes parents qui par peur sans doute n'ose même plus coller un coup de pied au cul de leur merdeux quand il fait des conneries.

Ces mêmes parents qui vont porter plainte comme des couilles molles sitôt qu'un prof a l'audace de punir leur progéniture mal élevée, ces mêmes parents qui filent des portables à leur gosse de 10 ans pour qu'ils puissent bien communiquer entre eux en classe et se les fasse taxer à la sortie...

Bref des vrais cons.

Et ce sont ces cons là qui applaudissent à cette débauche de mesures sécuritaires sans voir qu'il s'agit uniquement de draguer leurs voix.


L'échec de la politique de Zébulon en matière de sécurité est patent. Et pourtant, sa clique n'hésite pas à agiter quelques rares faits divers spectaculaires pour justifier encore et toujours la dérive organisée vers l'état policier.


Et au lieu de désigner les vrais responsables, ils préfèrent désigner l'école, au mains des gauchistes - forcément - qui n'accomplit pas, n'accomplit plus, son devoir de dressage de la populace.


Et comme par hasard, toute cette agitation survient en période électorale. La même rengaine, la même imposture, comme à chaque fois 15 jours avant les élections (quelles qu'elles soient, même européennes pas concernées par les problèmes français !)


En échec depuis 4 ans sur la violence, - et son "karcher" à La Courneuve qui n'a encore rien "nettoyé" ! - Zébulon nous ressort comme à chaque élection sa vieille tambouille indigeste pour vieux électeurs trouillards et déconnectés, comme s'il n'avait aucun intérêt à améliorer les choses entre deux scrutins.


Quel appauvrissement de la démocratie !


Il est vrai qu'il est idéologiquement impossible pour Zébulon de mettre en oeuvre la seule mesure efficace qui soit : du personnel ! - il en est évidemment de même pour la justice ou les hôpitaux ou l'on sait très bien qu'il y a un cruel manque de personne - son obsession à détruire la fonction publique l'en empêchant.


Il faudra donc vivre avec toujours plus de flics, de contrôles, de caméras, de fouilles...


Mais gageons que les petits Rachid un peu bronzés verront plus souvent leur cartables fouillés que le petit Louis blond aux yeux bleus...


The Lynx

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mardi, 26 mai 2009

OU L'ON COMPREND QUE CE QUI FAIT PEUR AU GOUVERNEMENT, C'EST L'INTELLIGENCE...

Voici les réponses aux questions que LE MONDE a posées par écrit à Julien Coupat. Mis en examen le 15 novembre 2008 pour "terrorisme" avec huit autres personnes interpellées à Tarnac (Corrèze) et Paris, il est soupçonné d'avoir saboté des caténaires SNCF. Il est le dernier à être toujours incarcéré. (Il a demandé à ce que certains mots soient en italique).


Comment vivez-vous votre détention ?


Très bien merci. Tractions, course à pied, lecture.


Pouvez-nous nous rappeler les circonstances de votre arrestation ?


Une bande de jeunes cagoulés et armés jusqu'aux dents s'est introduite chez nous par effraction. Ils nous ont menacés, menottés, et emmenés non sans avoir préalablement tout fracassé. Ils nous ont enlevés à bord de puissants bolides roulant à plus de 170 km/h en moyenne sur les autoroutes. Dans leurs conversations, revenait souvent un certain M. Marion [ancien patron de la police antiterroriste] dont les exploits virils les amusaient beaucoup comme celui consistant à gifler dans la bonne humeur un de ses collègues au beau milieu d'un pot de départ. Ils nous ont séquestrés pendant quatre jours dans une de leurs "prisons du peuple" en nous assommant de questions où l'absurde le disputait à l'obscène.


Celui qui semblait être le cerveau de l'opération s'excusait vaguement de tout ce cirque expliquant que c'était de la faute des "services", là-haut, où s'agitaient toutes sortes de gens qui nous en voulaient beaucoup. A ce jour, mes ravisseurs courent toujours. Certains faits divers récents attesteraient même qu'ils continuent de sévir en toute impunité.


Les sabotages sur les caténaires SNCF en France ont été revendiqués en Allemagne. Qu'en dites-vous?


Au moment de notre arrestation, la police française est déjà en possession du communiqué qui revendique, outre les sabotages qu'elle voudrait nous attribuer, d'autres attaques survenues simultanément en Allemagne. Ce tract présente de nombreux inconvénients : il est posté depuis Hanovre, rédigé en allemand et envoyé à des journaux d'outre-Rhin exclusivement, mais surtout il ne cadre pas avec la fable médiatique sur notre compte, celle du petit noyau de fanatiques portant l'attaque au cœur de l'Etat en accrochant trois bouts de fer sur des caténaires. On aura, dès lors, bien soin de ne pas trop mentionner ce communiqué, ni dans la procédure, ni dans le mensonge public.


Il est vrai que le sabotage des lignes de train y perd beaucoup de son aura de mystère : il s'agissait simplement de protester contre le transport vers l'Allemagne par voie ferroviaire de déchets nucléaires ultraradioactifs et de dénoncer au passage la grande arnaque de "la crise". Le communiqué se conclut par un très SNCF "nous remercions les voyageurs des trains concernés de leur compréhension". Quel tact, tout de même, chez ces "terroristes"!


Vous reconnaissez-vous dans les qualifications de "mouvance anarcho-autonome" et d'"ultragauche"?


Laissez-moi reprendre d'un peu haut. Nous vivons actuellement, en France, la fin d'une période de gel historique dont l'acte fondateur fut l'accord passé entre gaullistes et staliniens en 1945 pour désarmer le peuple sous prétexte d'"éviter une guerre civile". Les termes de ce pacte pourraient se formuler ainsi pour faire vite : tandis que la droite renonçait à ses accents ouvertement fascistes, la gauche abandonnait entre soi toute perspective sérieuse de révolution. L'avantage dont joue et jouit, depuis quatre ans, la clique sarkozyste, est d'avoir pris l'initiative, unilatéralement, de rompre ce pacte en renouant "sans complexe" avec les classiques de la réaction pure – sur les fous, la religion, l'Occident, l'Afrique, le travail, l'histoire de France, ou l'identité nationale.


Face à ce pouvoir en guerre qui ose penser stratégiquement et partager le monde en amis, ennemis et quantités négligeables, la gauche reste tétanisée. Elle est trop lâche, trop compromise, et pour tout dire, trop discréditée pour opposer la moindre résistance à un pouvoir qu'elle n'ose pas, elle, traiter en ennemi et qui lui ravit un à un les plus malins d'entre ses éléments. Quant à l'extrême gauche à-la-Besancenot, quels que soient ses scores électoraux, et même sortie de l'état groupusculaire où elle végète depuis toujours, elle n'a pas de perspective plus désirable à offrir que la grisaille soviétique à peine retouchée sur Photoshop. Son destin est de décevoir.


Dans la sphère de la représentation politique, le pouvoir en place n'a donc rien à craindre, de personne. Et ce ne sont certainement pas les bureaucraties syndicales, plus vendues que jamais, qui vont l'importuner, elles qui depuis deux ans dansent avec le gouvernement un ballet si obscène. Dans ces conditions, la seule force qui soit à même de faire pièce au gang sarkozyste, son seul ennemi réel dans ce pays, c'est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires. Elle seule, en fait, dans les émeutes qui ont suivi le second tour du rituel plébiscitaire de mai 2007, a su se hisser un instant à la hauteur de la situation. Elle seule, aux Antilles ou dans les récentes occupations d'entreprises ou de facs, a su faire entendre une autre parole.


Cette analyse sommaire du théâtre des opérations a dû s'imposer assez tôt puisque les renseignements généraux faisaient paraître dès juin 2007, sous la plume de journalistes aux ordres (et notamment dans Le Monde) les premiers articles dévoilant le terrible péril que feraient peser sur toute vie sociale les "anarcho-autonomes". On leur prêtait, pour commencer, l'organisation des émeutes spontanées, qui ont, dans tant de villes, salué le "triomphe électoral" du nouveau président.


Avec cette fable des "anarcho-autonomes", on a dessiné le profil de la menace auquel la ministre de l'intérieur s'est docilement employée, d'arrestations ciblées en rafles médiatiques, à donner un peu de chair et quelques visages. Quand on ne parvient plus à contenir ce qui déborde, on peut encore lui assigner une case et l'y incarcérer. Or celle de "casseur" où se croisent désormais pêle-mêle les ouvriers de Clairoix, les gamins de cités, les étudiants bloqueurs et les manifestants des contre-sommets, certes toujours efficace dans la gestion courante de la pacification sociale, permet de criminaliser des actes, non des existences. Et il est bien dans l'intention du nouveau pouvoir de s'attaquer à l'ennemi, en tant que tel, sans attendre qu'il s'exprime. Telle est la vocation des nouvelles catégories de la répression.


Il importe peu, finalement, qu'il ne se trouve personne en France pour se reconnaître "anarcho-autonome" ni que l'ultra-gauche soit un courant politique qui eut son heure de gloire dans les années 1920 et qui n'a, par la suite, jamais produit autre chose que d'inoffensifs volumes de marxologie. Au reste, la récente fortune du terme "ultragauche" qui a permis à certains journalistes pressés de cataloguer sans coup férir les émeutiers grecs de décembre dernier doit beaucoup au fait que nul ne sache ce que fut l'ultragauche, ni même qu'elle ait jamais existé.


A ce point, et en prévision des débordements qui ne peuvent que se systématiser face aux provocations d'une oligarchie mondiale et française aux abois, l'utilité policière de ces catégories ne devrait bientôt plus souffrir de débats. On ne saurait prédire, cependant, lequel d'"anarcho-autonome" ou d'"ultragauche" emportera finalement les faveurs du Spectacle, afin de reléguer dans l'inexplicable une révolte que tout justifie.


La police vous considère comme le chef d'un groupe sur le point de basculer dans le terrorisme. Qu'en pensez-vous?


Une si pathétique allégation ne peut être le fait que d'un régime sur le point de basculer dans le néant.


Que signifie pour vous le mot terrorisme?


Rien ne permet d'expliquer que le département du renseignement et de la sécurité algérien suspecté d'avoir orchestré, au su de la DST, la vague d'attentats de 1995 ne soit pas classé parmi les organisations terroristes internationales. Rien ne permet d'expliquer non plus la soudaine transmutation du "terroriste" en héros à la Libération, en partenaire fréquentable pour les accords d'Evian, en policier irakien ou en "taliban modéré" de nos jours, au gré des derniers revirements de la doctrine stratégique américaine.


Rien, sinon la souveraineté. Est souverain, en ce monde, qui désigne le terroriste. Qui refuse d'avoir part à cette souveraineté se gardera bien de répondre à votre question. Qui en convoitera quelques miettes s'exécutera avec promptitude. Qui n'étouffe pas de mauvaise foi trouvera un peu instructif le cas de ces deux ex – "terroristes" devenus l'un premier ministre d'Israël, l'autre président de l'Autorité palestinienne, et ayant tous deux reçus, pour comble, le Prix Nobel de la paix.


Le flou qui entoure la qualification de "terrorisme", l'impossibilité manifeste de le définir ne tiennent pas à quelque provisoire lacune de la législation française : ils sont au principe de cette chose que l'on peut, elle, très bien définir : l'antiterrorisme dont ils forment plutôt la condition de fonctionnement. L'antiterrorisme est une technique de gouvernement qui plonge ses racines dans le vieil art de la contre-insurrection, de la guerre dite "psychologique", pour rester poli.


L'antiterrorisme, contrairement à ce que voudrait insinuer le terme, n'est pas un moyen de lutter contre le terrorisme, c'est la méthode par quoi l'on produit, positivement, l'ennemi politique en tant que terroriste. Il s'agit, par tout un luxe de provocations, d'infiltrations, de surveillance, d'intimidation et de propagande, par toute une science de la manipulation médiatique, de l'"action psychologique", de la fabrication de preuves et de crimes, par la fusion aussi du policier et du judiciaire, d'anéantir la "menace subversive" en associant, au sein de la population, l'ennemi intérieur, l'ennemi politique à l'affect de la terreur.


L'essentiel, dans la guerre moderne, est cette "bataille des cœurs et des esprits" où tous les coups sont permis. Le procédé élémentaire, ici, est invariable : individuer l'ennemi afin de le couper du peuple et de la raison commune, l'exposer sous les atours du monstre, le diffamer, l'humilier publiquement, inciter les plus vils à l'accabler de leurs crachats, les encourager à la haine. "La loi doit être utilisée comme simplement une autre arme dans l'arsenal du gouvernement et dans ce cas ne représente rien de plus qu'une couverture de propagande pour se débarrasser de membres indésirables du public. Pour la meilleure efficacité, il conviendra que les activités des services judiciaires soient liées à l'effort de guerre de la façon la plus discrète possible", conseillait déjà, en 1971, le brigadier Frank Kitson [ancien général de l'armée britannique, théoricien de la guerre contre-insurrectionelle], qui en savait quelque chose.


Une fois n'est pas coutume, dans notre cas, l'antiterrorisme a fait un four. On n'est pas prêt, en France, à se laisser terroriser par nous. La prolongation de ma détention pour une durée "raisonnable" est une petite vengeance bien compréhensible au vu des moyens mobilisés, et de la profondeur de l'échec; comme est compréhensible l'acharnement un peu mesquin des "services", depuis le 11 novembre, à nous prêter par voie de presse les méfaits les plus fantasques, ou à filocher le moindre de nos camarades. Combien cette logique de représailles a d'emprise sur l'institution policière, et sur le petit cœur des juges, voilà ce qu'auront eu le mérite de révéler, ces derniers temps, les arrestations cadencées des "proches de Julien Coupat".


Il faut dire que certains jouent, dans cette affaire, un pan entier de leur lamentable carrière, comme Alain Bauer [criminologue], d'autres le lancement de leurs nouveaux services, comme le pauvre M. Squarcini [directeur central du renseignement intérieur], d'autres encore la crédibilité qu'ils n'ont jamais eue et qu'ils n'auront jamais, comme Michèle Alliot-Marie.


Vous êtes issu d'un milieu très aisé qui aurait pu vous orienter dans une autre direction…


"Il y a de la plèbe dans toutes les classes" (Hegel).


Pourquoi Tarnac?


Allez-y, vous comprendrez. Si vous ne comprenez pas, nul ne pourra vous l'expliquer, je le crains.


Vous définissez-vous comme un intellectuel? Un philosophe ?


La philosophie naît comme deuil bavard de la sagesse originaire. Platon entend déjà la parole d'Héraclite comme échappée d'un monde révolu. A l'heure de l'intellectualité diffuse, on ne voit pas ce qui pourrait spécifier "l'intellectuel", sinon l'étendue du fossé qui sépare, chez lui, la faculté de penser de l'aptitude à vivre. Tristes titres, en vérité, que cela. Mais, pour qui, au juste, faudrait-il se définir?


Etes-vous l'auteur du livre L'insurrection qui vient ?


C'est l'aspect le plus formidable de cette procédure : un livre versé intégralement au dossier d'instruction, des interrogatoires où l'on essaie de vous faire dire que vous vivez comme il est écrit dans L'insurrection qui vient, que vous manifestez comme le préconise L'insurrection qui vient, que vous sabotez des lignes de train pour commémorer le coup d'Etat bolchevique d'octobre 1917, puisqu'il est mentionné dans L'insurrection qui vient, un éditeur convoqué par les services antiterroristes.


De mémoire française, il ne s'était pas vu depuis bien longtemps que le pouvoir prenne peur à cause d'un livre. On avait plutôt coutume de considérer que, tant que les gauchistes étaient occupés à écrire, au moins ils ne faisaient pas la révolution. Les temps changent, assurément. Le sérieux historique revient.


Ce qui fonde l'accusation de terrorisme, nous concernant, c'est le soupçon de la coïncidence d'une pensée et d'une vie; ce qui fait l'association de malfaiteurs, c'est le soupçon que cette coïncidence ne serait pas laissée à l'héroïsme individuel, mais serait l'objet d'une attention commune. Négativement, cela signifie que l'on ne suspecte aucun de ceux qui signent de leur nom tant de farouches critiques du système en place de mettre en pratique la moindre de leurs fermes résolutions; l'injure est de taille. Malheureusement, je ne suis pas l'auteur de L'insurrection qui vient – et toute cette affaire devrait plutôt achever de nous convaincre du caractère essentiellement policier de la fonction auteur.


J'en suis, en revanche, un lecteur. Le relisant, pas plus tard que la semaine dernière, j'ai mieux compris la hargne hystérique que l'on met, en haut lieu, à en pourchasser les auteurs présumés. Le scandale de ce livre, c'est que tout ce qui y figure est rigoureusement, catastrophiquement vrai, et ne cesse de s'avérer chaque jour un peu plus. Car ce qui s'avère, sous les dehors d'une "crise économique", d'un "effondrement de la confiance", d'un "rejet massif des classes dirigeantes", c'est bien la fin d'une civilisation, l'implosion d'un paradigme : celui du gouvernement, qui réglait tout en Occident – le rapport des êtres à eux-mêmes non moins que l'ordre politique, la religion ou l'organisation des entreprises. Il y a, à tous les échelons du présent, une gigantesque perte de maîtrise à quoi aucun maraboutage policier n'offrira de remède.


Ce n'est pas en nous transperçant de peines de prison, de surveillance tatillonne, de contrôles judiciaires, et d'interdictions de communiquer au motif que nous serions les auteurs de ce constat lucide, que l'on fera s'évanouir ce qui est constaté. Le propre des vérités est d'échapper, à peine énoncées, à ceux qui les formulent. Gouvernants, il ne vous aura servi de rien de nous assigner en justice, tout au contraire.


Vous lisez "Surveiller et punir" de Michel Foucault. Cette analyse vous paraît-elle encore pertinente?


La prison est bien le sale petit secret de la société française, la clé, et non la marge des rapports sociaux les plus présentables. Ce qui se concentre ici en un tout compact, ce n'est pas un tas de barbares ensauvagés comme on se plaît à le faire croire, mais bien l'ensemble des disciplines qui trament, au-dehors, l'existence dite "normale". Surveillants, cantine, parties de foot dans la cour, emploi du temps, divisions, camaraderie, baston, laideur des architectures : il faut avoir séjourné en prison pour prendre la pleine mesure de ce que l'école, l'innocente école de la République, contient, par exemple, de carcéral.


Envisagée sous cet angle imprenable, ce n'est pas la prison qui serait un repaire pour les ratés de la société, mais la société présente qui fait l'effet d'une prison ratée. La même organisation de la séparation, la même administration de la misère par le shit, la télé, le sport, et le porno règne partout ailleurs avec certes moins de méthode. Pour finir, ces hauts murs ne dérobent aux regards que cette vérité d'une banalité explosive : ce sont des vies et des âmes en tout point semblables qui se traînent de part et d'autre des barbelés et à cause d'eux.


Si l'on traque avec tant d'avidité les témoignages "de l'intérieur" qui exposeraient enfin les secrets que la prison recèle, c'est pour mieux occulter le secret qu'elle est : celui de votre servitude, à vous qui êtes réputés libres tandis que sa menace pèse invisiblement sur chacun de vos gestes.


Toute l'indignation vertueuse qui entoure la noirceur des geôles françaises et leurs suicides à répétition, toute la grossière contre-propagande de l'administration pénitentiaire qui met en scène pour les caméras des matons dévoués au bien-être du détenu et des directeurs de tôle soucieux du "sens de la peine", bref : tout ce débat sur l'horreur de l'incarcération et la nécessaire humanisation de la détention est vieux comme la prison. Il fait même partie de son efficace, permettant de combiner la terreur qu'elle doit inspirer avec son hypocrite statut de châtiment "civilisé". Le petit système d'espionnage, d'humiliation et de ravage que l'Etat français dispose plus fanatiquement qu'aucun autre en Europe autour du détenu n'est même pas scandaleux. L'Etat le paie chaque jour au centuple dans ses banlieues, et ce n'est de toute évidence qu'un début : la vengeance est l'hygiène de la plèbe.


Mais la plus remarquable imposture du système judiciaro-pénitentiaire consiste certainement à prétendre qu'il serait là pour punir les criminels quand il ne fait que gérer les illégalismes. N'importe quel patron – et pas seulement celui de Total –, n'importe quel président de conseil général – et pas seulement celui des Hauts-de-Seine–, n'importe quel flic sait ce qu'il faut d'illégalismes pour exercer correctement son métier. Le chaos des lois est tel, de nos jours, que l'on fait bien de ne pas trop chercher à les faire respecter et les stups, eux aussi, font bien de seulement réguler le trafic, et non de le réprimer, ce qui serait socialement et politiquement suicidaire.


Le partage ne passe donc pas, comme le voudrait la fiction judiciaire, entre le légal et l'illégal, entre les innocents et les criminels, mais entre les criminels que l'on juge opportun de poursuivre et ceux qu'on laisse en paix comme le requiert la police générale de la société. La race des innocents est éteinte depuis longtemps, et la peine n'est pas à ce à quoi vous condamne la justice : la peine, c'est la justice elle-même, il n'est donc pas question pour mes camarades et moi de "clamer notre innocence", ainsi que la presse s'est rituellement laissée aller à l'écrire, mais de mettre en déroute l'hasardeuse offensive politique que constitue toute cette infecte procédure. Voilà quelques-unes des conclusions auxquelles l'esprit est porté à relire Surveiller et punir depuis la Santé. On ne saurait trop suggérer, au vu de ce que les Foucaliens font, depuis vingt ans, des travaux de Foucault, de les expédier en pension, quelque temps, par ici.


Comment analysez-vous ce qui vous arrive?


Détrompez-vous : ce qui nous arrive, à mes camarades et à moi, vous arrive aussi bien. C'est d'ailleurs, ici, la première mystification du pouvoir : neuf personnes seraient poursuivies dans le cadre d'une procédure judiciaire "d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", et devraient se sentir particulièrement concernées par cette grave accusation. Mais il n'y a pas d'"affaire de Tarnac" pas plus que d'"affaire Coupat", ou d'"affaire Hazan" [éditeur de L'insurrection qui vient]. Ce qu'il y a, c'est une oligarchie vacillante sous tous rapports, et qui devient féroce comme tout pouvoir devient féroce lorsqu'il se sent réellement menacé. Le Prince n'a plus d'autre soutien que la peur qu'il inspire quand sa vue n'excite plus dans le peuple que la haine et le mépris.


Ce qu'il y a, c'est, devant nous, une bifurcation, à la fois historique et métaphysique: soit nous passons d'un paradigme de gouvernement à un paradigme de l'habiter au prix d'une révolte cruelle mais bouleversante, soit nous laissons s'instaurer, à l'échelle planétaire, ce désastre climatisé où coexistent, sous la férule d'une gestion "décomplexée", une élite impériale de citoyens et des masses plébéiennes tenues en marge de tout. Il y a donc, bel et bien, une guerre, une guerre entre les bénéficiaires de la catastrophe et ceux qui se font de la vie une idée moins squelettique. Il ne s'est jamais vu qu'une classe dominante se suicide de bon cœur.


La révolte a des conditions, elle n'a pas de cause. Combien faut-il de ministères de l'Identité nationale, de licenciements à la mode Continental, de rafles de sans-papiers ou d'opposants politiques, de gamins bousillés par la police dans les banlieues, ou de ministres menaçant de priver de diplôme ceux qui osent encore occuper leur fac, pour décider qu'un tel régime, même installé par un plébiscite aux apparences démocratiques, n'a aucun titre à exister et mérite seulement d'être mis à bas ? C'est une affaire de sensibilité.


La servitude est l'intolérable qui peut être infiniment tolérée. Parce que c'est une affaire de sensibilité et que cette sensibilité-là est immédiatement politique (non en ce qu'elle se demande "pour qui vais-je voter ?", mais "mon existence est-elle compatible avec cela ?"), c'est pour le pouvoir une question d'anesthésie à quoi il répond par l'administration de doses sans cesse plus massives de divertissement, de peur et de bêtise. Et là où l'anesthésie n'opère plus, cet ordre qui a réuni contre lui toutes les raisons de se révolter tente de nous en dissuader par une petite terreur ajustée.


Nous ne sommes, mes camarades et moi, qu'une variable de cet ajustement-là. On nous suspecte comme tant d'autres, comme tant de "jeunes", comme tant de "bandes", de nous désolidariser d'un monde qui s'effondre. Sur ce seul point, on ne ment pas. Heureusement, le ramassis d'escrocs, d'imposteurs, d'industriels, de financiers et de filles, toute cette cour de Mazarin sous neuroleptiques, de Louis Napoléon en version Disney, de Fouché du dimanche qui pour l'heure tient le pays, manque du plus élémentaire sens dialectique. Chaque pas qu'ils font vers le contrôle de tout les rapproche de leur perte. Chaque nouvelle "victoire" dont ils se flattent répand un peu plus vastement le désir de les voir à leur tour vaincus. Chaque manœuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable. En d'autres termes : la situation est excellente. Ce n'est pas le moment de perdre courage.

 

The Lynx

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lundi, 25 mai 2009

Et ça continue...

Et ça continue...


La police de notre monarque a encore brillé par son intelligence et son sens du discernement ! Cette fois-ci, ce sont deux enfants de 6 et 10 ans qui en font les frais...


Arrêtés mardi après-midi par la police à la sortie de l’école, Hicham et son camarade s’en souviendront longtemps. Il aura fallu deux voitures et rien de moins que six policiers pour procéder à l’interpellation des deux jeunes élèves de l’école élémentaire Louis Aragon, à Floirac, en Gironde.


Suspectés à tort d’avoir dérobé un vélo, les forces de l’ordre ont choisi d’emmener les deux enfants au commissariat de Cenon afin de les interroger.

Choquée, la mère n’en revient toujours pas : "il y avait d’autres façons pour vérifier si le vélo était le sien ou pas", et les parents d’élèves qui ont assisté à l’interpellation ne cachent pas leur colère. D'autant qu'il s'agissait bel et bien d'une méprise, une mère ayant cru, à tort, reconnaître le vélo de son fils...


Quant à la Direction départementale de la sécurité publique de la Gironde assure que les policiers "ont agi dans un cadre bien défini, validé par le parquet"... Ben voyons !


Olivier Billand, le directeur de l’établissement, raconte avoir entendu des élèves "dire que leurs camarades avaient été emmenés en prison, ça va très vite dans leur imaginaire". Joli résultat pour une non-affaire bien traumatisante pour les enfants.


Cela nous apprend qu'il y a des parents bien prompts à la dénonciation suivant en cela les préceptes de notre bon Frederic Lefebvre.


Cela nous apprend aussi qu'il y a une police aujourd'hui dans notre pays qui agit de plus en plus curieusement !

- Deux voitures et six flics pour arrêter deux enfants.

- Irruption dans une école avec des chiens et fouille au corps pour sensibiliser les enfants au problème de trafic de drogue.

- Arrestation d'un journaliste au petit matin devant ses enfants pour délit d'opinion.

- Arrestation sans aucune preuve d'un pseudo groupe terroriste, l'un d'eux est encore en taule sans aucune raison.

- Jugement d'un prof qui crie" Sarkozy, je te vois !"

- Arrestation et jugement d'un manifestant qui brandissait une pancarte avec "Casse toi po'v con !"...


Mais ça, on le savait déjà depuis cinq ans...

 

 


Le Sécuritaire si cher à Zébulon 1er !?


Tremblotante et sénile, notre pauvre France décidément vieillit et régresse.

Forcément, avec un Roi porté sur le trône par les vieux, un Roi qui passe son temps à faire peur, à stigmatiser les jeunes, les immigrés, les étudiants, les racailles de banlieue, les jeunes feignants juste bons à fumer du shit... sales jeunes... un pays de vieux ne peut qu'avoir peur !

Alors cette France de vieux nantis, cherche à se rassurer dans ses souvenirs, vieux forcément, souvenirs du (bon?) vieux temps : l'état policier capable d'arrêter des gosses, au fait, ça ne vous rappelle rien ?


- Deux gamins pour 6 flics,

- Des rafles de sans-papier dans les écoles, dans les mairies,

- Surveillance des comités de soutien forcément inquiétant,

- Arrestation des personnes qui aident des sans-papier,

- Des drones survolant les banlieues,

- Des soi-disant terroristes gardés en taule sans aucune preuve,

- La prisons ferme pour 10g de shit,

- Arrestation de journalistes pour ses opinions,

- Licenciement d'un salarié à TF1 pour ses opinions,

- Des mise en examen pour insulte a président quand on prononce son nom,

- Le lynchage des étudiants par les CRS ou la BAC .....


Et avec ça, Zébulon fait du chiffre et rassure les cons, vieux comme jeunes...


Pétain reviens ! T'as oublié tes chiens !

 


Drôle de climat quand même en Sarkozie !


Revenons deux minutes sur ce prof de philo qui à proféré l'insulte suprême : "Je te vois Sarkozy !"

Donc en Sarkozie, pour avoir prononcé le nom du souverain, le manant se retrouve au tribunal...

Nicolas Sarkozy n'a certainement pas donné lui-même l'ordre que l'on condamne l'insolent, on suppose qu'il a d'autres choses à faire...

Alors comment expliquer cette dérive sinon par le climat d'autorité sourcilleuse et mesquine qui règne au sein de l'appareil d'Etat !

Dans n'importe quelle vraie démocratie, cette dérive autoritaire et liberticide aurait fait un scandale majeur. Pas chez nous.

En République, on a le droit de plaisanter sur le souverain et de commenter les faits et gestes des autorités. Pas chez nous.

Si cette liberté élémentaire disparaît, c'est le signe que nous changeons insidieusement de régime...

D'ailleurs, à bien y regarder, n'avons-nous pas déjà changé de régime ?

 

 

Le fait du prince ? 


La preuve, involontaire, du boniment présidentiel se trouve dans un article du Monde consacré à Jean-luc Hess à l'occasion de son arrivée effective, mardi 12 mai, à la tête de Radio France. C'est Hess lui-même qui rapporte l'anecdote. Lors d'un rendez-vous à l'Elysée, fin février, Nicolas Sarkozy lui a posé cette question: «Voulez-vous être le prochain président de Radio France ?».

Le fait du prince est là, tout entier contenu dans ces quelques mots.


Le président de la République avait pourtant promis, l'air solennel, que cela ne se passerait jamais ainsi. C'était le 5 février dernier, à la télévision, lors de l'émission de type monarchique Face à la crise. David Pujadas avait introduit sa question par ces mots: «Désormais, c'est la président de la République qui nommera et révoquera les présidents de l'audiovisuel public...».


Écoutons la réponse...


http://www.dailymotion.com/swf/x8bro6

 

The Lynx

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mercredi, 20 mai 2009

RÉVEILLEZ-VOUS ! L'ÉTAU SE RESSERRE...

Le nom du chef de l'État est donc une insulte !


Ca se passe à la gare Saint-Charles à Marseille.

Un prof de philo, costume cravate et attaché case, voit un contrôle policier un peu musclé sur des jeunes beurs.

Il vient voir et dit en regardant un policier : "Sarkozy, je te vois !"

Il est à son tour contrôlé... Disons que ç'est normal.

Mais un mois plus tard il est convoqué au tribunal de police pour "trouble à l'ordre public et tapage diurne injurieux"...


Donc prononcer le nom de Sarkozy est considéré comme une injure.


Autre histoire.

Au Stade de France pour la finale de la coupe de France, notre bon président ne devait pas venir, mais il a changé d'avis...

La peur des Bretons, sans doute !

Il vient donc en douce, sans rien dire.

Et le speaker officiel n'a jamais cité le nom du président, préférant dire que les "plus hautes autorités de France" étaient présentes...


Donc voilà un homme qui n'ose pas dire que le président Sarkozy est présent.


C'est étrange, tout ça, non ?

Drôle de climat quand même en Sarkozie !

Donc, pour avoir prononcé le nom du souverain, le manant se retrouve au tribunal...

Nicolas Sarkozy n'a certainement pas donné lui-même l'ordre que l'on condamne l'insolent, on suppose qu'il a d'autres choses à faire...

Alors comment expliquer cette dérive sinon par le climat d'autorité sourcilleuse et mesquine qui règne au sein de l'appareil d'Etat !

Dans n'importe quelle vraie démocratie, cette dérive autoritaire et liberticide aurait fait un scandale majeur. Pas chez nous.

En République, on a le droit de plaisanter sur le souverain et de commenter les faits et gestes des autorités. Pas chez nous.

Si cette liberté élémentaire disparaît, c'est le signe que nous changeons insidieusement de régime...

D'ailleurs, à bien y regarder, n'avons-nous pas déjà changé de régime ?

 

 

Guy Carlier annoncé sur Europe1


Diantre ! Quel scoop !!!

Europe 1 étant devenue la RadioSarko N°1, il suffit de l'écouter pour s'en convaincre ! 

Alors on cherche des alibis, légèrement corrosifs, à tendance molle de gauche...

De Catherine Ney à Jean Pierre Elkabbach en passant par Fogiel ou Morandini, (ce dernier étant le champion toutes catégories du fayottage)

tous sont des cires pompes notoires de notre Souverain.

Infos déformées, partiales et partisanes. Sélection orientée des appels d'auditeurs, etc...

Mais comme il faut faire bonne mesure, on parsème les programmes de quelques petites minutes de grincements à tendance

révolto-gauchiste, alors le matin nous avons Cantelou qui fait dans la douceur bienveillante, puis vers 13h arrive Frédéric Bonneaud,

qui lui, est un peu plus saignant et à 16h, Ruquier qui fait dans le second degré permanent...

Arrive maintenant Carlier qui va nous délivrer son humour populiste qui sera sans doute bien innofensif !

Jamais on n'entendra sur Europe1 l'insolence d'un Guillon ! (au hasard)

Europe 1 est devenue inécoutable.


Il est grand temps de se réveiller, car tout ça, tout doucement, en douceur, installe sournoisement un curieux régime...

Gare à la gueule de bois !

 

The Lynx

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mardi, 12 mai 2009

Coups de gueule...

Cadeaux aux gentils gros... Chasse aux vilains petits...


Qui exploite les artistes ? Les majors company et les FAI.

Que fait le gouvernement ? Il chasse les vilains petits téléchargeurs.


Qui sont les gros profiteurs du système financier ? Les gros actionnaires du CAC 40.

Que fait le gouvernement ? Il chasse les vilains possesseurs de plusieurs petits livrets A.


Qui sont les vrais voyous ? Les gros patrons exploiteurs et mangeurs de pognon.

Que fait le gouvernement ? Il chasse les vilaines petites bandes de jeunes.


Qui voit ses impôts diminuer ? Les possesseurs de grosses fortunes.

Que fait le gouvernement ? Il réduit la rentabilité des modestes livrets A.


Yeah !

 

 

Doc Gyneco : " On met 500 euros dans un sac Hermès, on peut bien mettre 500 euros pour aller aux Antilles"


Selon l'ineffable Doc Gyneco,


"Aller en outre mer ? On met 500 euros dans un sac Hermès, on peut bien mettre 500 euros pour aller aux Antilles..."


Il est vrai que tout le monde a pour habitude de s'acheter des sacs Hermès à 500 euros...

Mais heureusement Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, est là et lance aujourd'hui, une opération de promotion du tourisme aux Antilles, sinistré après le long conflit social, qui va bien faire plaisir à tout le monde... Un voyage à moins de 500 euros !


Apres vérifications des services d'un site des Dom Tom, il s'avere qu'il existe

2 propositions à 489 euros sur les 266 offres proposées.

A des périodes où bien sûr sur tout le monde pourra partir !

Du 31 aout 2009 au 21 Octobre 2009 ou du 1er mai au 30 juin...


Alors heureux ?


Sachez tout de même que le Séjour n'inclue pas :

- L'assurance annulation, bagages et rapatriement (facultative)

- Les transferts aéroport/hôtel/aéroport


Merci M'sieur Jégo ! Et encore bravo à toi Doc ! 

 

 

Un acte illégal et directement préjudiciable à une personne = 1 mois de suspension.

Ecrire librement à sa députée = licenciement sec

 

 

République bananière


Il n'y a plus de doute sur le basculement de la france dans une république façon bananière !

Des flics en civils pour "animer" les manifestations en créant des incidents !

Délation d'état sur des opinions politiques !

Poursuite des "petits" pour mieux protéger les "gros" !

etc...

Jusqu'à ou cela va aller ?

Ne serait-il pas temps de commencer à s'en inquiéter vivement !

 

 

Bidouillage de droite


Les 2 derniers découpages électoraux sont le fait de la droite :

- Pasqua en 86

- et Marleix, donc, en 2009.

Entre, la gauche a été au pouvoir de 88 à 93 et de 97 à 2002. Où voyez vous qu'elle se soit amusée avec des ciseaux?

 

 

Schizophrénie nationale.

On nous vend des bagnoles qui roulent à 300 kmh = Radars

On nous vend des clopes = Pas le droit de fumer

On nous vend de l'alcool = Pas le droit de boire

On nous vend la liberté sur internet = Pas le droit de télécharger

 


Coup de sang !

Marre de ces pétasso-Lolita de 12 ans au string débordant, sapées en Baby-Prada collection Mini-pute, printemps-été 2009, par des mères abruties et irresponsables.

Ras le bol de ces crétinss à gros biceps, tas de bidoche au QI de bigorneaux qui se gonflent à la fonte et aux anabolisants pour se la péter viril tout en s'épilant les couilles et en se faisant le maillot.

Assez de ces gays ridicules qui nous imposent leurs mode à la mord moi le noeud et leur musique de baltringue.

Ras la casquette de ces ados pré pubères au cul à l'air parce que pantalons sur les genoux qui nous gratifient de leurs caleçons sous le pif.

Assez de subir l'été sur les plages ces vieilles blondasses bronzées-fripées-liftées qui nous imposent leur botox, leur silicone et leurs lifting parce qu'elles n'accepte pas de vieillir.

Langue de pute !

Le discours ambiant de la droite est de dire qu'en ce moment tous les politiques devraient s'unir pour combattre la crise. Quelle ignoble faucluterie ! Elle est bien bonne ! Ca leur va bien de dire ça ! Quand ils foutent le bordel il faudrait que tout le monde s'unisse pour les aider à rétablir les choses ? Un peu facile, non ?

The Lynx

14:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, société, politique... | |  Facebook

samedi, 09 mai 2009

ALBANEL... DÉMISSION !

ALBANEL DOIT DÉMISSIONNER !


Elle a dit pour toute réponse "Je n'ai demandé la tête de personne" et que tout cela était "absurde"...


Tous les journaux expliquent, excusent, enquêtent, s'indignent mais personne ne s'étonne, ni s'indigne que de nos jours on se fasse viré, limogé, juste parce que l'on exprime notre désaccord avec la politique en place.


Alors si on peut être viré "juste" parce que l'on à pas la même vision, et que l'on à souhaité en débattre. Cela veut dire que l'on est plus dans une démocratie, et le droit de vote n'est que de la poudre aux yeux. On pourra envoyer 1,2,3 ou 4 par sms pour voter cela reviendrait au même...


La faute est largement partagée par l'oligarchie de la bande de voyous Sarkozienne.


D'abord la brillante Panafieu, qui, soumise et voulant sans doute plaire à sa souveraineté Zébulon 1er, n'a pas hésité une seconde à appliquer la sublime maxime du non moins sublime Frederic Lefebvre " La dénonciation est un devoir républicain".


Puis Albanel qui transmet à Bouygues TF1, pas elle évidemment, mais un sbire zélé de son entourage. Pauvre Albanel, qui manifestement n'a pas le QI suffisant pour se rendre compte combien elle est manipulée, mais la gorge suffisamment grande pour le gobage de couleuvres...


Enfin TF1 qui aurait dû renvoyer tous ces délateurs dans leurs pénates, mais non, ils préfèrent accepter et collaborer à la violation d'une des liberté les plus importantes d'une société civilisée. Qui pourrait s'en étonner ?


Juste pour rire, ils parait qu'ils ont du mal à retrouver le délateur à partir d'un mail venant d'un ministère... Et ils veulent couper les comptes de ceux qui télécharge ?

Mais comment vont-ils faire avec la loi HADOPI s'ils ne savent même pas retrouver une adresse IP sur un mail reçu dans leurs propres services !


Donc, en 2009, un particulier vivant dans une démocratie européenne est licencié par son entreprise pour avoir écrit à son député, c'est à dire l'élu du peuple dans son quartier, et exprimé son opinion face à un projet de loi.

Et cela est et considéré comme quasi-normal.

Incroyable !


Si cela était encore nécessaire, cette affaire démontre une fois encore la collusion évidente entre les medias et le pouvoir.


Non seulement c'est "Bouygues brother" qui fait les lois aujourd'hui en France, ( c'est TF1 qui a suggéré la suppression de la pub sur le service public. C'est TF1 qui soutient fermement la loi HADOPI par intérêt, au point de virer un cadre pour divergence d'opinion.)


Combien d'années encore et d'affaires dans ce genre faudra-t-il pour que les gens ouvrent enfin les yeux ?

 

 

 

LE GÉNÉRAL DISAIT QUE LES FRANCAIS ÉTAIENT DES VEAUX...


Il avait, oh combien raison... Et il n'y a pas que les Français !


On nous bassine avec une grippe soit disant effrayante qui ne sert qu'à faire diversion (comme ça on oublie quelques jours les vrais problèmes...) et à vendre à travers le monde des masques à 7 euros et du Tamiflu inutile.

La grippe ordinaire fait 2000 morts par an en France sans que personne ne s'en émeuve...


Imaginons la panique planétaire si cette fameuse grippe porcine avait fait 2000 morts au Mexique !


Et dans un autre domaine, nous voyons apparaître, comme tous les ans avant l'été, les sempiternels régimes qui ne servent qu'à vendre du papier et des produits inutiles aux gazelles angoissées à l'idée de ne pas ressembler aux anorexiques sur papier glacé, et qui se ruent annuellement sur cette presse édifiante tout en sachant très bien que c'est parfaitement inefficace.


Mais cette année, il y a du nouveau ! Du lourd ! Voilà mesdames et messieurs, oh divin miracle, la pilule ALLI qui fait maigrir...

Alors là, je tire mon chapeau à l'inventivité et à l'efficacité indubitable du lobbying des laboratoires pharmaceutiques !


Tous les spécialistes s'accordent pour dire que c'est totalement bidon, voire dangereux...

Et pourtant les pharmacies sont déjà dévalisées par des millions d'abrutis qui vont préparer leur été avec une chiasse historique...

Réjouissant !


Quand on est con on est con, disait Brassens...

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mercredi, 06 mai 2009

Putain ! Deux ans...

Alors que le sinistre clown supra lifté italien est entrain de se faire plaquer par sa gonzesse, notre clown agité à nous fête ses deux ans de pouvoir...


Alors il est temps de faire un premier bilan.


Il est simple. Zéro pointé !

Échec sur toute la ligne, et les Français commencent à s'en apercevoir.

Il serait temps !

Il a mis le pays à genoux et à feu et à sang !

Ce président est une arme de destruction massive...

Il a tout pété et la crise n'y est pour rien.

Échec économique.

Échec sur le pouvoir d'achat.

Échec sur l'emploi.

Échec sur la sécurité.


Cet homme incarne toutes les fractures, il n'écoute personne, pense avoir raison sur tout, passe systématiquement en force au déni de la démocratie, comme sur l'Europe, la loi HADOPI ou autre... Il n'a rien à faire de l'opinion des français.


Il réussit le tour de force de mettre tout le monde dans la rue, tous corps sociaux confondus, et il s'en fout. Sourd et aveugle.


Pour être juste, un point positif, un seul : le service minimum pendant les grèves.

C'est bien. Mais c'est peu.


Le reste n'est qu'une absolue catastrophe, partout, à tous les niveaux : hopital, éducation, université, services publics, sécurité, justice... Un bordel inextricable !

Rachida Dati touche à la justice et c'est le chaos !

Valérie Pécresse touche à l'université et c'est le bordel !

L'innéfable Roselyne Bachelot se mêle de la santé et c'est une pure catastrophe !


Depuis cinquante ans, jamais le pays n'a été autant divisé, fracturé, inégal, injuste, avec une politique systématiquement orientée en faveur des plus favorisés grâce à un écrasement des plus faibles.


Jamais il n'y a eu autant de ségrégation, d'ostracisme, de fractures, de dégoût, de désespoir, et la crise n'y est que pour très peu dans cette histoire.


Crise qui, au contraire, nous a sans doute évité le pire car cet homme voulait nous entrainer sur la route de la folie américaine de Bush... Elle a permis de stopper à temps ce président grisé par un ultra-libéralisme catastrophique.


Et pendant ce temps là, la bande du Fouquet's se goinfre avec le gâteau alors que le reste de la population ne sait même plus comment faire pour manger et payer son loyer.


L'ère Sarkozy est catastrophe pour notre pays. Du moins pour l'instant. Il lui reste trois ans pour faire machine arrière et essayer de limiter les dégâts, mais qui peut y croire ?


Vu l'état du pays au bout de deux ans, il y a vraiment du soucis à se faire pour le bilan au bout de cinq ans !


Cet homme est illégitime, même s'il a été élu démocratiquement sur un magistral coup de bluff ! Il est néfaste pour la France, destructeur, anxiogène, injuste, égoïste, et psychotique. Il suffit de l'observer cinq minutes dans ses interventions pour se rendre compte qu'il est incontrôlable puisque n'arrivant même pas à se contrôler lui-même.


Il a démontré sa capacité à gérer son pays en faisant en sorte que les efforts nécessaires soient "partagés par tous" grâce au bouclier fiscal, en "montrant l'exemple" par le caractère modeste de son train de vie et de ses rémunérations, en "réduisant les déficits" par la mise en place du paquet fiscal, en "promouvant l'accès aux soins" par les franchises médicales... Un bilan remarquable !


C'est un président populiste qui a été élu par défaut, faute de trouver mieux. Et il faut arrêter de nous rabâcher les leçons de démocratie : on voit bien les énergumènes que ça produit: Berlusconi, Bush, Sarko etc...


Tout était pourtant prévisible dès son catastrophique ministère de l'Intérieur.


En 2007 je m'attendais au pire et je n'ai pas été déçu, c'est encore pire que le pire.

J'ai honte de l'image que les pays peuvent avoir de la France à travers l'image déplorable qu'en donne notre Zébulon national.


Un président voyou et ami de voyous qui n'a d'égards que pour sa bande. Un président grossier, mal élévé, qui ne sait même pas parler français. Un président qui ne connait que l'harangue, la provocation et le roulement des mécaniques. Un président qui n'ose même plus aller à la rencontre des Français tant il a peur d'essuyer des critiques.


Un président qui nous disait que les caisses étaient vides... Et :


- 29 avril 2009, 35 milliards d’euros pour le Grand Paris.

- 24 avril, 11,3 milliard d’euros pour la formation et l’emploi.

- 19 février, 580 millions d’euros en faveur de l’Outre-Mer.

- 9 février, 3 milliards d’euros pour chacun des grands constructeurs automobiles.

- 5 février, 1,4 milliard d’euros pour soutenir le pouvoir d’achat.

- 26 janvier, 5 milliards d’euros pour soutenir Airbus.

- 23 janvier, 600 millions d’euros pour aider la presse.

- 4 décembre 2008, 26 milliards d’euros pour le plan de relance.

- 14 octobre, 360 milliards d’euros pour le plan de sauvetage des banques.

- 3 octobre, 22 milliards d’euros pour les PME.

- 30 septembre, 3 milliards d’euros pour sauver le groupe Dexia.


Résultat, en 2009, le déficit public français devrait atteindre 5,6% du PIB (contre 3,4% en 2008).

La dette publique, elle, devrait avoisiner les 74% du PIB contre 68% en 2008.

Un déficit supérieur à 100 milliards d’euros en 2009.

Deux ans plus tôt, Nicolas 1er soulignait pourtant sa volonté de maîtriser les finances publiques, « un impératif moral autant que financier », expliquait-il dans son document de campagne.


Et pendant ce temps-là, les pays étrangers s'inquiètent, sont déroutés, agacés, heurtés, et se moquent... Ils le considèrent comme un fantoche agité et hystérique... Seulement le problème, c'est que les Français ne lisent jamais la presse étrangère, alors ils croient ce que dit la presse française qui est aux ordres...

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mardi, 05 mai 2009

Quelques petites brèves...

Je plaint sincèrement Daniel Bouton qui s'est "sacrifié" pour préserver l'image de la Société Générale... Non vraiment.

Surtout qu'avec juste 2000 euros de retraite par jour, la vie va être difficile pour lui...


J'observe que quand on regarde la corrélation entre l'idéal politique et l'âge, l'électorat de droite ne devient majoritaire qu'à la cinquantaine...

Et ils nous parlent d'avenir ?!


Veronica-botox-liposuccion-silicone va quitter Silvio-implants-lifting-uv-botox-viagra... Merda è un disatro !


1 euro par seconde ! C'est ce que gagne David Beckham... Tous les jours de l'année.


Je me demande pourquoi il faut toujours, en 2009, se battre pour obtenir simplement ce qui est écrit sur le fronton de nos mairies depuis 220 ans...


" Si la connerie n'était pas remboursée par la sécurité sociale, il y a longtemps que tu serais sur la paille..."

Un Singe en Hiver, Audiard, l'autre soir à la télé. À revoir régulièrement...


Pendant que le monde se fissure, que la moitié de la planète crève de faim, que la société se fracture chaque jour d'avantage, les princes de ce monde qui sont sensés nous représenter se pavanent et se congratulent entre eux, à nos frais, dans le luxe des palais...

Et le peuple aime ça. Déroutant...


Le coq est le seul animal qui, même les deux pieds dans la merde, continue à chanter, ce n'est donc pas étonnant que se soit l'emblème Français.

 

Brice Hortefeux est tellement aveuglé d'amour pour son mentor, notre bon petit Roi à talonnettes, qu'il en arrive à répéter bêtement ses conneries... Il a encore prétendu que le dimanche sur les Champs Élysées, il y avait un trottoir où les commerçants étaient ouverts et l'autre où ils étaient fermés ! Il faudrait, avant de parler, qu'ils aillent y faire un tour, car c'est absolument faux ! Sur les Champs Elysées, pratiquement tout est ouvert le dimanche... Quelque soit le trottoir.

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