vendredi, 25 septembre 2009
À QUOI SERVENT LES JOURNALISTES TÉLÉ ?
À New York, nous avons pu assister au spectacle affligeant de deux potiches amorphes devant notre monarque et ses propos délirants.
D'abord Zébulon rêve tout haut en annonçant avec le ton péremptoire et sûr de lui que l'on connait "Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c'est terminé..."
Où a-t-il été pêcher cela ? Nul ne le saura jamais. Nous savons depuis longtemps maintenant qu'il est prêt à dire a peu près n'importe quoi pour faire croire au bon peuple que lui seul agit.
Mais là n'est pas l'important. L'important est que les deux journalistes en face de lui ne réagissent pas et laisse passer la tirade.
Puis, vint le mot qui tue : "coupable" à propos du procès Clearstream avec comme cible principale Villepin. Lapsus ou pas, peu importe, quelque soit l'interprétation que l'on donne, c'est une connerie qui va lui revenir dans la figure et la preuve que notre prince, comme toujours, parle trop vite. (S'il s'était agit d'un lapsus comme le clame ses partisans, il l'aurait corrigé de suite, n'oublions pas que notre bon prince est avocat et connaît parfaitement le poids et le sens des mots.)
Et là non plus, aucune réaction de Ken et Barbie qui apparemment pétrifiés par le ton péremptoire de notre agité de service.
Et, à la fin, nos deux potiches lui posent la question de sa candidature en 2012. Et là, le voilà qui tranquillement dit qu'il n'y pense pas du tout, alors que depuis maintenant plusieurs mois les grandes manoeuvres pour sa campagne ont commencé : l'intégration du grand crétin de Vendée et du tueur de moineaux dans sa majorité, la drague accélérée de nouveaux adhérents à l'UMP pour en faire une machine de guerre, etc...
Là non plus aucune réaction ni relance des potiches !
Alors une question se pose. Mettre en face du Roi une journaliste de TF1 et de France2, tous deux soumises au pouvoir, a-t-il un sens ? Puisque manifestement réduits au rôle de passeurs de plats ils trop tétanisés par l'éventualité de sanctions et lui laissent dire n'importe quoi sans réagir.
Après la séance, notre bon Zébulon, paraît-il très énervé, s'est fait la peau d'Arlette Chabot en lui reprochant de ne pas recevoir assez de représentants de la majorité dans ses émissions politiques (!).
Depuis les propos plus que fantaisistes, nous assistons une nouvelle fois à une montée au créneau des sous fifres et porte flingues pour défendre leur mentor.
L'ineffable Frédéric Lefebvre déclare avec le raffinement qu'on lui connaît : "les coupables sont toujours parmi les prévenus" et juge "curieuse" la polémique suscitée par les propos de son Zébulon concernant l'affaire Clearstream, tout comme il jugeait curieuses les réactions à la suite des propos racistes d'Hortefeux.
Le petit toutou à son maître Xavier Bertrand qui se demande "où est le problème ?" oubliant (volontairement ?) tous deux que le président de la République est supposé être le garant de nos institutions et que désigner comme coupable des prévenus en cours de procès constitue une plutôt grave violation des principes en question.
Décidément cette majorité doit commencer à avoir mal aux bras à force de ramer pour tenter de récupérer les conneries de leurs leaders !
Quand à Zébulon, il faut qu'il prenne du repos...
The Lynx
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lundi, 21 septembre 2009
CLEARSTREAM ?

22:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 17 septembre 2009
DE RAMBO AUX RACAILLES...
RAMBO
«A 6h25, une quinzaine de policiers avec des boucliers, des matraques et des gilets pare-balle ont défoncé la porte» a raconté Mademoiselle Seck, 28 ans, qui a dit avoir été «poussée sans ménagement dans la salle de bains».
Selon la jeune femme, son frère de 16 ans a été «menotté», sa soeur de 23 ans a été «jetée sur le lit et contrainte de mettre les mains sur la tête» et sa mère s'est vue demander de «sortir alors qu’elle n'était pas habillée». «Ils nous ont demandé une pièce d'identité et se sont rendu compte de leur méprise», a-t-elle ajouté.
La sûreté départementale des Yvelines, qui intervenait dans le cadre d'une commission rogatoire d'un juge d'instruction de Versailles, «a repris contact» avec cette famille en vue de les recevoir et leur a «présenté des excuses», a souligné une source policière. C’est bien gentil à eux !
La flicaille, comme d’habitude, joue à Rambo.
On tape d'abord, on voit ensuite.
On menotte, on violente, on étouffe, on crève les yeux, on électrocute, on tabasse, on est indécent… y en a même qui en sont mort.
En fait, a qui était - il réservé ce mauvais traitement ?
A une famille auvergnate ?
RACAILLES AU SOMMET !
Devons-nous réjouir d’avoir vécu ça !
Pour la première fois dans notre pays nous avons un gouvernement d’un vulgarité sans pareil. Du jamais vu. Même Berlusconi risque de perdre sa place de beauf number one…
D’abord tout en haut, il y a le patron, celui qui se permet de traiter ses concitoyens de « pauv’con »…
Puis nous avons l’un de ses « porte-flingue », le dénommé Devedjian, qui traite ses consoeurs de « salopes »…
Un autre « porte-flingue », le désormais célèbre Lefebvre, qui, lui, tire sur tout ce qui bouge avec la délicatesse et l’élégance qui font sa réputation de marlou patenté…
Nous avons aussi la « poissonnière » (avec tout le respect que je dois à cette profession, mais c’est une expression), la Morano, qui récite avec classe et gouaille les leçons apprises par cœur sur tous les plateaux télé…
Il y a aussi le Brice (franchement pas nice) qui, avec sa tête de Tintin ébouillanté, pratique un humour de pur beauf satisfait de lui…
Et puis il y a le Besson, celui qui n’a plus de doublure à ses vestes tant il les retourne, qui trouve très élégant de faire des doigts d’honneur aux journalistes…
Et ces gens-là voudraient qu’on les respecte ?
Ils s’étonnent d’être régulièrement brocardés sur le Oueb ?
Mais, messieurs les mal élevés ! Quand on veut être respecté, il faut être respectable, et vous ne l’êtes pas.
Nous avons donc à la tête de l’état un bande de voyous, vulgaires, grossiers et sans scrupules.
Le monde entier doit admirer cette déchéance d’état !
Partir de De Gaulle pour en arriver à cette bande de malfrats… Quelle gamelle !
Petit à petit, jour après jour, le voile se déchire, les masques tombent, révélant la vraie nature de cette mafia qui a pris le pouvoir, des voyous sans scrupule qui ne respectent rien, pas même leur pays et encore moins les citoyens.
Quoi d’étonnant après cela que des patrons se comportent également comme des voyous et méprisent les salariés ?
Quoi d’étonnant, avec cette caution implicite, que la police se comporte également comme des racailles ?
Et le corollaire, quoi d’étonnant de voir les jeunes des banlieues se déchaîner sur la police !
L’exemple vient, paraît-il, d’en haut. Vu celui que donne notre pouvoir politique aujourd’hui, il y a de quoi s’inquiéter sur l’avenir…
BRÈVES...
Vendredi, état de siège à l’hôpital Paul Brousse à Villejuif, déploiement d’une armée de CRS, entrées trois fois filtrées, consultations annulées, personnels prié de prendre un congé, parking du personnel réquisitionné pour 6000 euros. Un chapiteau à 70 000 euros. Un buffet à 60000 euros. Mais que se passes-t-il ?
Rien, juste une visite de Sarkozy.
Comme prévu les restaurateurs ses ont mis le cadeau TVA à 5,5% dans la fouille… Merci qui ?
Sarkozy fait encore un beau cadeau à son copain Bouygues en barrant la route à l’opérateur Free.
The Lynx
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mercredi, 16 septembre 2009
Le Pen, de Villiers, Hortefeux, même combat !


« Ce serait comique si ce n'était pas scandaleux. Non pas la
déclaration de monsieur Hortefeux qui n'a aucune
importance mais le tollé que cela soulève dans l'opinion. Il
y a désormais en France une censure antiraciste qui
s'exerce par l'intermédiaire des médias. » JM LE PEN
« Cette une manipulation misérable qui vise à salir la réputation de Brice Hortefeux et en même temps à intimider tous les hommes politiques » P DE VILLIERS
Ces déclarations de nos deux guignols d’extrême droite rencontrent un échos pour le moins inquiétant dans l’opinion.
La montée au créneau de toute la majorité d’un côté, et des responsables politiques de tous bords de l’autre pour sauver ce sinistre ministre, laissent à penser que s’infiltre subrepticement dans la société l’idée que des propos tels que ceux formulés par Brice Hortefeux ne sont pas si graves que cela, que c’est de l’humour (on appréciera au passage l’humour de droite !) mais que le problème, c’est la diffusion de « documents non contrôlés » sur internet…
Les coupables dans cette histoire ne sont donc ni un ministre qui tient des propos ostensiblement racistes , ni tous ceux qui le soutiennent en se rendant par le fait tout aussi racistes que lui, mais internet et ceux qui en relaient les videos !
Ce qui vous l’avouerez, ressemble à une curieuse manipulation des esprits.
C'est vrai quoi, si on peut plus discuter entre réacs, ni balancer des vannes bien racistes sans que la planète soit au courant dans les heures qui suivent !.. Où va-t-on ?
Faut supprimer internet pour le peuple !
Z'ont qu'à regarder la télé, ça au moins, on contrôle!..
Hier matin, sur une chaine de télévision, Jean François Coppé a suggéré de mieux contrôler les vidéos circulant
sur le net, pour, selon lui, éviter ce type de dérapages suite à de mauvaises utilisations...
On ne peut être plus clair sur ses intentions.
Le même Jean-François Copé avait déclaré sur France Inter qu'il n'est "pas certain que l'image que l'on voit à
l'écran soit complètement celle réalisée par des professionnels" et a estimé qu'elle avait été capturée "par un
téléphone portable". Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a affirmé qu'il s'agissait selon lui d'un
"procès d'intention sordide et injuste. Brice Hortefeux n'a jamais été raciste".
Jean-François Copé s'en est pris au traitement journalistique de cette affaire, estimant que « si on met sur un
pied d'égalité des images comme celles-ci avec des vrais reportages, il y a un risque de discrédit pour votre
profession (les journalistes) et la nôtre (les hommes politiques). Cela ouvre le débat du rôle qu'on doit laisser à
Internet dans la diffusion de telles vidéos », a-t-il déclaré.
Propos relayés ce matin par le bégayant Henri Guaino sur France Inter.
«…je trouve que l’on entre dans une société étrange où l’on ne peut plus rien dire, plus rien faire. C’est la
transparence absolue, c’est le début du totalitarisme. Ça veut dire qu’il n’y a plus d’intimité, il n’y a plus de
discrétion, plus rien n’a d’épaisseur à commencer par les êtres humains. Pour moi c’est le comble du
totalitarisme. Toujours surveillé, toujours contrôlé. Cela n’est pas pareil de prendre la parole lorsque l’on est
un homme politique ou un responsable pour affirmer quelque chose qu’on assume et, de prendre la parole dans
un cadre intime ou amical. Voilà, ça n’a pas la même signification. Le problème des nouveaux moyens de
communication, c’est qu’ils donnent la même signification à tout, la même portée à tout. Donc, au fond on est
juste plus responsable de rien. Faut faire attention de ne jamais rien dire. »
Je rappelle ici que ce Monsieur Guaino, conseiller principal de notre monarque, est un farouche partisan de
l’installation de caméras un peu partout !
Donc si l’on comprend bien ce qui est dit là, la liberté de saisir des sons ou des images à tout moment serait une forme de totalitarisme.
Cela pourrait être vrai si les propos en questions étaient tenus dans l’intimité, à un endroit où toute présence de micros ou de caméras aurait été intrusive. Là n’était pas le cas, Brice Hortefeux était dans un lieu public, avec plein de micros et de caméras autour de lui.
Et puis quand bien même aurait-il été dans l’intimité, de tels propos n’auraient-ils malgré tout pas pu être considérés comme révélateurs d’une mentalité posant problème quand on occupe le poste qu’il occupe ?
Imaginons que, dans l’intimité, l’on apprenne que Sarkozy dise en rigolant un soir lors d’une soirée entre amis, que les Français sont des cons… Devrait-on ne pas attacher d’importance à de tels propos ? Devrait-on dire que de tels propos, tant qu’ils sont privés, ne doivent pas porter à conséquence ?
Tout cela n’est pas sérieux. Un ministre ne peut et ne doit pas tenir de tels propos, où que ce soit et quand que ce soit. Il est probable que dans la majorité des pays démocratiques, il aurait été contraint de démissionner.
Par ailleurs, les propos de Jean François Copé devraient nous alerter, car ils sont porteurs de menaces sur les libertés. Le désir profond de tous les pouvoirs est, on le sait, de restreindre les libertés publiques pour mieux contrôler la société. Là nous voyons naître un nouvel alibi qui pourrait bien permettre un contrôle encore plus accru des moyens de libre communication comme Internet.
HADOPI est un premier pas vers le contrôle des internautes, les dérapages filmés des hommes politiques pourraient bien fournir l’occasion de tenter un contrôle encore plus ferme.
Il est amusant de noter que tous les hommes politiques qui dérapent (volontairement ou non) se disent tous victimes d’une cabale médiatique, souvenons nous de Le Pen…
Les soutiens du ministre disent qu’il s’est fait piégé… Là également le procédé est un peu gros. Les journalistes étaient des professionnels et la chaîne pour laquelle ils travaillaient clairement identifiable par les logos sur le matériel d'enregistrement.
Hortefeux s'est tout simplement senti en confiance, parmi ses semblables, ce qui l'a amené à amuser la galerie de l'humour qu'on lui connait. Et c’est bien là que se situe la gravité de l’histoire.
Tellement en confiance, avec des médias qui habituellement sont à la botte du pouvoir en place, qu'il n'a pas pensé que les images pourraient échapper au contrôle de la censure de Leclerc et Leclerc.
Et le fait de soi-disant se « faire piéger » ne peut en aucun cas être une excuse sur le fond. N’est piègeable que celui qui prête le flanc au piège…
Nous sommes donc dans un système politique ou un ministre peut faire des blagues racistes, un autre faire un doigt d'honneur, un autre traiter une élue de salope? Et où un président de la République peut insulter un citoyen qui lui refuse de lui serrer la main…
Le tout est d’en avoir conscience.
Enfin, que les amis d'Hortefeux viennent ainsi a son secours et prendre sa défense, démontre s’il en était besoin que le président de la république, le gouvernement et les députés UMP cautionnent ces propos racistes.
The Lynx
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lundi, 14 septembre 2009
Un auvergnat, ça va. Plusieurs, bonjour...

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dimanche, 13 septembre 2009
C'EST INTERNET LE COUPABLE !
Dans la déferlante des commentaires qui entoure l'« affaire Hortefeux » depuis deux jours, il n'y a rien de plus consternant que ces brillantes analyses qui ne voient qu'un seul coupable : le web.
Jean-Michel Blier, dans le journal de Soir3 vendredi, en a donné l'exemple le plus caricatural, en opposant les « rumeurs » et le « caniveau » véhiculés par Internet, et « les informations vérifiées comme celles du journal télévisé ».
Retenez-moi, sinon je vais pouffer !
Le journaliste de France3 n'est pas le seul à entretenir une consternante confusion en parlant d'internet comme si c'était la planète Mars.
Il y aurait donc, d'un côté un espace non vérifié, non légitime : internet.
Et de l'autre un espace officiellement légitime qui serait celui des médias.
Revenons à "l'affaire Hortefeux". De quoi parle-t-on ?
D'images tournées par une équipe de Public Sénat lors de l'université d'été de l'UMP le weekend dernier. Ces images ne sont pas diffusées par la chaîne qui emploie ces journalistes professionnels : autocensure ?
C'est en tous cas une décision de la direction d'en priver le public. Une décision qu'elle a visiblement regretté puisqu'elle a diffusé la séquence vendredi.
Je résume : les images sont tournées par une équipe professionnelle, travaillant pour une chaîne publique, dûment accréditée auprès de l'événement.
Les images bloquées par la chaîne se retrouvent, après plusieurs jours de tergiversations, sur le site LeMonde.fr, c'est à dire le site internet du plus prestigieux des quotidiens français. Décision totalement assumée par le quotidien, dont le président, Eric Fottorino, publie vendredi un éditorial en "une" du journal, pour expliquer en quoi cette plaisanterie est loin d'être anodine s'agissant d'un des principaux ministres de la République.
Ces images, diffusées sur le site du principal quotidien français, deviennent pour Jean-Michel Blier et d'autres fins analystes de la déontologie des médias, "la rumeur", le "caniveau"...
Alain Finkielkraut, le philosophe tourmenté, parlait d'internet comme de la "poubelle de l'info", et Denis Olivennes, directeur du Nouvel Obs, de "tout-à-l'égout de la démocratie" …
Je préfère penser que ces éminents spécialistes s'égarent plutôt que d'envisager qu'ils préféraient l'époque des connivences, du silence ou des petits arrangements entre amis.
Ce qu'internet a assurément changé, c'est de bousculer un monde convenu qui a tant fait pour discréditer les médias aux yeux des Français. Et c'est tant mieux, pour la presse, pour les journalistes et pour l'information.
La triste vérité révélée par cette affaire, une fois de plus, c'est l'existence de directions timorées dès lors que des hommes politiques puissants sont en cause, c'est la politique de l'autruche, de l'autocensure ou, pire, de la soumission, au détriment de l'information des citoyens.
En réalité, Internet n'est dans cette affaire que le messager.
C'est le message qui est en cause. En l'occurrence le dérapage de Brice Hortefeux et sa capacité à occuper une fonction qui semble peu compatible avec toute forme d'humour raciste.
Tout le reste n'est qu'un nuage de fumée pour détourner l'attention.
Par ailleurs la montée au créneau de toute la majorité présidentielle pour tenter de défendre ce ministre indéfendable ne fait que contribuer à la rendre complice de ses propos.
Mais tout cela est-il si étonnant dans un régime ou l'on conquière sa couronne au "Karcher" !?
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samedi, 12 septembre 2009
" Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes

D’après l’ensemble des membres du gouvernement et de l’UMP, tous montés au front pour sauver le soldat Hortefeux, cette phrase lâchée par le ministre de l’intérieur ne serait ni un dérapage ni un propos raciste mais juste un trait d’humour… (l’humour de droite est follement amusant !).
Selon Brice Hortefeux, il parlait des auvergnats (comme si cela était moins grave). Quiconque ayant visionné cette video entendra de façon pourtant évidente qu’il s’agit bien d’une allusion aux arabes.
Force est de constater qu’un gouvernement faisant bloc derrière un ministre ayant tenu de tels propos ne fait que cautionner son véritable visage.
Si ces propos n’avaient été qu’un simple dérapage nous n’aurions évidemment pas assisté à une telle montée en bataillons groupés aux créneaux pour tenter de sauver la face.
Il ne s’agit de toute évidence pas d’un dérapage ni d’une maladresse, c'est l'expression la plus droite de cette ligne gouvernementale (sans maquillage, ni journaliste complaisant, ni média-training) via un de ses plus fidèles exécutants dans un environnement idéologiquement sécurisé (université d'été de l'UMP) captée par une caméra qui n'aurait pas du être là.
En fait, pour notre chef de la police, c'est à peine une erreur de com'. A la rigueur, ce sera une pièce supplémentaire ajoutée au dossier des "dérives potentielles d'internet".
Énième exemple de racisme tranquille avec assentiment de la victime, le ministre de l'intérieur ne fait que donner aux supporters de l'action gouvernementale ce qu'ils désirent entendre.
Dans n'importe quelle démocratie normalement constituée, un ministre de l'intérieur pris en tel flagrant délit aurait démissionné mais, comme on dit chez eux, "pas ça de chez nous".
Henri Guaino lui-même déclarait hier sur une radio : « Je trouve que l’on entre dans une société étrange où on ne peut plus rien dire, plus rien faire. C’est la transparence absolue, c’est le début du totalitarisme. Ça veut dire qu’il n’y a plus d’intimité, il n’y a plus de discrétion, plus rien n’a d’épaisseur à commencer par les êtres humains. Pour moi c’est le comble du totalitarisme. Toujours surveillé, toujours contrôlé. Cela n’est pas pareil de prendre la parole lorsque l’on est un homme politique ou un responsable pour affirmer quelque chose qu’on assume et, de prendre la parole dans un cadre intime, amical. Voilà, ça n’a pas la même signification. Le problème des nouveaux moyens de communication, c’est qu’ils donnent la même signification à tout, la même portée à tout. Donc, au fond on est juste plus responsable de rien. Faut faire attention de ne jamais rien dire... Je ne crois pas à la société de la délation généralisée, à la société de la surveillance généralisée »
Donc, pour ce monsieur comme pour l’ensemble de cette droite qui crie au scandale, les coupables ne sont pas ceux qui prononcent de tels propos, mais ceux qui les enregistrent… Bon sang mais c’est bien sûr !
Je rappelle qu’Henri Guaino est le conseiller numéro un de notre monarque, lui-même à la tête d'un gouvernement prônant l'installation de caméras de surveillance à chaque coin de rue ?
Le bon Brice, ne cesse de s'agiter en tous sens pour tenter de se disculper, mais chacun de ses propos maladroits l'enfoncent davantage. Voilà qu'il nous déclare qu'il parlait des Auvergnats (il nous prend vraiment pour des cons !). Selon lui et son entourage, il serait tout sauf raciste... Rappelons-nous :
À Azouz Begag : "Allez, fissa, sors de là ! Dégage..."
De Fadela Amara : "C'est une compatriote, même si ce n'est pas forcément évident..."
Rachida Dati disait de lui "C'est un gros raciste"
Alors, allez savoir, tout cela est peut-être même bénéfique pour l'action gouvernementale. Ça ne peut qu'attiser les tensions. Ce gouvernement ayant inévitablement besoin de la crainte populaire du chaos des ghettos, il pourra ainsi à nouveau tambouriner qu'il est le meilleur remède pour contrer la montée de la violence (pour mémoire, depuis 2002, 12 nouvelles lois et 40% d’augmentation de la violence aux personnes) et des incivilités dans la société même si chiffres, témoignages et vidéo du monde.fr prouvent qu'il n'a de cesse de l'envenimer depuis sa prise de pouvoir.
Ne pas oublier que dans le régime actuel, c'est avec ces petites phrases au Karcher que l'on devient roi.
PS. Cerise sur le gâteau, cette video tournée par la chaîne Public Sénat ne devait pas sortir, censurée par la direction, les Leclerc and Co. Ils avaient vu venir les propblèmes... Mais elle s'est échappée de leur contrôle et tant mieux.
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vendredi, 11 septembre 2009
BRÈVES DU JOUR...
COMMUNICATION D'ÉTAT...
En France comme à l'étranger, tous le lieux ou notre bon Zébulon pose ses talonnettes font l'objet d'une préparation pointilleuse.
Outre les logiques problèmes de sécurité, il s'agit essentiellement de peaufiner une belle image à livrer aux télévisions.
Aucune improvisation n'est tolérée, tout est calibré, minuté, répété avec des doublures depuis la descente de voiture jusqu'aux départs en avion.
Les décors font systématiquement l'objet d'un aménagement particulier, moquette, plantes, disposition et tenue des invités, sélection drastique des figurants.
Des cars de militants sont prévus et convoyés sur place dès lors qu'il faut illustrer un « accueil populaire » ou un bain de foule.
Le parcours, le site et parfois des quartiers entiers sont verrouillés par d'importants dispositifs policiers pour éviter la présence de toute manifestation hostile.
Même pour les préfectures rompues aux visites en tout genre, le degré d'exigence des équipes de l'Elysées pour mettre en scène le petit monde merveilleux de notre bon prince est souvent un choc et une gestion compliquée des lendemains !
Petit inventaire ...
Un petit caisson pour paraître à la hauteur de Bush
Un fauteuil plus haut que les autres en réunions officielles
Des ouvriers sélectionnés sur leur taille
Les désormais fameuses talonnettes de 5 cm
Des cars UMP affrétés spécialement pour faire la foule en délire lors de ses déplacements
Un « nettoyage-bouclage » en règle des villes et des quartiers ou il se rend
Se mettre sur la pointe des pieds lors des photos officielles
Des clientes UMP pour discuter avec Luc Chatel dans les super marchés
Idem pour Nadine Morano
Des badges et des banderoles CGT confisqués avant la visite (Melun)
La sélection systématique des ouvriers les moins revendicatifs dans les usines
Brice Horteufeux confirme son vrai visage
Sur une vidéo circulant sur le Net, dont "Le Monde" fait notamment état, on voit le ministre et le patron des députés UMP Jean-François Copé poser pour une photo en compagnie d'un jeune militant d'origine maghrébine venu d'Auvergne, Amine.
Alors que M. Copé taquine M. Hortefeux sur le fait qu'il est auvergnat, des personnes non visibles sur les images discutent, disant notamment: "c'est l'intégration", "lui, il parle arabe" ou encore "il mange du cochon, il boit de la bière". M. Hortefeux remarque: "Il ne correspond pas du tout au prototype alors".
Tandis qu'une femme lui dit: "C'est notre petit Arabe", le ministre poursuit: "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes".
Rien de plus qu'une confirmation du vrai visage de cet homme. Souvenons-nous...
À Azouz Begag : "Allez, fissa, sors de là ! Dégage..."
De Fadela Amara : "C'est une compatriote, même si ce n'est pas forcément évident..."
Rachida Dati disait de lui "C'est un gros raciste"
Rappelons que ce monsieur avait mis à la retraite anticipée le préfet Paul Girot de Langlade pour des propos qu'il avait qualifié de racistes. Le préfet en question, excédé par un contrôle un peu désordre avait déclaré à Orly : "On se croirait en Afrique, ici !"
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samedi, 05 septembre 2009
109 MILLIARDS..

Cette explosion des déficits est bien évidemment due à l'héritage de la gauche... Vous savez cette saloperie de gauche qui était au pouvoir il y a 15 ans !
- Aux 35 h, forcément...
- À trop de fonction publique...
- À l'absence de réformes majeures pendant 30 ans...
- À des dépenses de fonctionnement à profusion... (Heureusement que Woerth est là pour redresser la barre !)
- À tous ces feignants de Français qui ne bossent pas assez...
- A la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans (au boulot tas de feignasses !).
- Au code du travail qui bride les initiatives patronales et qui est beaucoup trop laxiste avec les ouvriers.
- Aux loisirs en tout genre qui éloignent les travailleurs de leurs objectifs.
- A l'idée de liberté personnelle (quelle connerie !).
- Au droit de manifester.
- Aux syndicats.
- Au Smic, beaucoup trop élevé.
- A la Sécurité Sociale.
- A la devise (Liberté, Égalité, Fraternité)...
- A la bonne parole de l'UMP mal relayée par les médias.
- Au refus de certains d'idolâtrer Sarkozy.
Bref ! Pour enrayer ce déficit abyssal revenons aux classiques du XIX siècles...
Patrons goinfrez-vous ! Ouvriers, taisez-vous et bossez ! Même vieux !
Même malades ! Même le dimanche !
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vendredi, 04 septembre 2009
LE GRAND AIR DE LA SÉCURITÉ SOUS ZÉBULON

Contrairement à ce qu'il nous serine en permanence sur le sujet, depuis que notre vénéré monarque à pris la sécurité en main, c'est à dire depuis cinq ans, l'insécurité n'a fait qu'augmenter.
Pire, la faible délinquance a laissé place à la forte délinquance.
On se réjouit de ne plus se faire piquer sa bagnole bourrée de systèmes de sécurité, résultat : car jacking !
On se frotte les mains du super système d'alarme pour sa boutique de fruits et légumes, résultat : on se prend un coup de couteau le soir en fermant le magasin !
On est content d'avoir installé à grand frais des sirènes dans sa maison, résultat : on se fait tirer son sac, son portable ou sa CB dans la rue !
Quand les gens sont dans le besoin, dans la misère, ben ils volent !
Si ils ne peuvent pas voler en fracturant une vitre, ben ils fracturent la jambe de celui qui a les clefs !
Le gouvernement laisse au bord du chemin bon nombre de personnes, autant de gens dans le besoin pour nourrir leur famille, autant donc de délinquants potentiels.
C'est le choix de société de notre Zébulon de malheur.
Plus on a de riches (de très riches) donc forcément plus de pauvres aussi (il faut bien prendre l'argent quelque part), et plus on a de pauvres plus on a d'insécurité.
Être plus riche au dépend de plus pauvres, mettre en avant l'égoïsme et l'individualisme comme valeur de société, est le choix de société de notre Zébulon de malheur.
Conséquence, le prix a payer pour les riches est de se faire voler (ou pire)...
La France sous Zébulon, c'est de moins en moins de liberté, de moins en moins d'égalité et plus du tout de fraternité.
Et vous voudriez en plus de la sécurité ?
The Lynx
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