lundi, 29 mars 2010
Le dîner de con...

L'agenda présidentiel mentionne une «visite officielle de M. le Président de la République à New York». Que va-t-il faire d'officiel à New York ? Rien.
Le voyage est pour l'essentiel privé. Un peu de shopping sur Fifth Avenue, avec avion présidentiel et escadre de surveillance pour le bien-être de Zébulon et Carla. L'unique obligation officielle est une intervention, lundi, devant des étudiants de Columbia University.
Mardi, le couple présidentiel se rendra à Washington, pour dîner «en privé» avec le couple Obama. C'est «un témoignage d'amitié particulier» a expliqué l'Elysée. Ah ah ah ah ah !!!
En fait, depuis des mois la présidence de la République a fait des pieds et des mains pour obtenir ce dîner... au point d'organiser un déplacement du Mini Monarque uniquement pour cette raison. Voyage au coût comme d'habitude exorbitant, au frais des contribuables, évidemment.
Dans 15 jours en effet, Notre Prince Grincheux se rendra à nouveau (et à nouveau à nos frais) à Washington, au milieu de 40 autres chefs d'Etat, pour un sommet sur la sûreté nucléaire. Impossible dans ce contexte d'avoir le privilège d'un dîner en tête à tête avec son idole. Les conseillers élyséens se sont donc eu ordre de trouver une autre date, un autre prétexte.
On imagine que l'administration américaine a fini par abdiquer devant l'insistance française. Cela fait quand même 14 mois que Notre Vizir Agité attend ce moment !
Excessivement jaloux de la popularité mondiale de Barack Obama, Notre Frustré Souverain n'a jamais trouvé les arguments pour se rapprocher de son homologue américain tant admiré.
Depuis son élection, Barack Obama a refusé par deux fois ce type de dîner. En avril 2009, le sommet de l'OTAN l'avait accaparé. En juin, il avait décliné l'invitation de Notre Majesté, préférant dîner en famille dans un restaurant Parisien, affront suprême.
Mardi soir, Notre Vénéré Leader sera donc dans les derniers à avoir été invité à la table de son hôte américain. Angela Merkel, Gordon Brown, Silvio Berlusconi, José Luis Zapatero, et même les Premiers ministres suédois, néerlandais ou grec ont eu cette faveur avant lui.
La cote de popularité de Notre Prince Énervé est au plus bas dans son pays. Dans les urnes, et dans les sondages. Mais lui ne trouve pas plus urgent que d'être sur la photo, les pieds sous la table américaine...
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dimanche, 28 mars 2010
Born to be wild...

Au détour des infos, je l'ai vu... J'ai pris une claque.
Maigre, vieilli, la main et la tête dans des pansements, arrivant tout juste à se déplacer. Il est très malade, Billy. Il ne pèse plus qu'une cinquantaine de kilos. Une sale bête lui ronge la prostate. Quelques semaines encore, quelques mois peut-être, avant que la bestiole n'achève son travail...
Peintre, poète, photographe, acteur, réalisateur, Dennis Hopper est un très grand qu'il serait juste de saluer de son vivant tant qu'il en est encore temps.
Trop rebelle ou trop marginal pour avoir accepté de jouer avec le star système, c'est pourtant une légende à la carrière époustouflante à tous points de vue qui est entrain de fondre sous nos yeux avant de disparaitre !
On se souvient de lui évidemment dans le rôle de Billy dans sa première réalisation, Easy Rider, aux côtés de Jack Nicholson et Peter Fonda, mais aussi dans celui du reporter déjanté d'Apocalypse Now, ou encore du mystérieux Ami Américain de Vim Wenders... Mais on ne compte pas le nombre de chefs d'oeuvres auxquels il participé, en les écrivant, ou en interprétant des premiers ou seconds rôles toujours habités de cette faculté à jouer avec la ligne jaune...
Rusty James, Colors, The Indian runner, La fureur de vivre, Géant, Blue Velvet, The last movie, Luke la main froide, pendez les haut et court, Basquiat... et tant d'autres. Que des films indélébiles qu'il aura marqué de son regard clair, ironique ou glaçant.
Ses amis, Sean Penn, James Dean, Andy Warhol, Jack Nicholson, Viggo Mortensen dont certains sont partis depuis longtemps, montrent à quel point l'homme est talentueux et visionnaire dans ses choix et laissera derrière lui une trace indélébile dans notre mémoire.
Avec Easy Rider, son chef d'oeuvre, il a fait découvrir le monde hippie à une Amérique encore coincée dans ses certitudes pudibondes, avec en prime un acteur de génie en Jack Nicholson.
Toujours là où naissent stars ou chef d'oeuvres, il a contribué à l'émergence d'autres talents aussi puissants que Sean Penn ou Vigo Mortensen. Tous des personnalités charismatiques et marginales.
Avec sa fréquentation d'Andy Warhol, il pénétra le monde du Pop Art pour ne plus le quitter et en devenir l'un des plus grand collectionneur au monde.
Un grand maître est entrain de doucement quitter le navire...
Salut à toi l'artiste ! Tiens bon !
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samedi, 27 mars 2010
Parole de Petit Vizir Renfrogné !

Voilà au final tout ce qu'a compris notre très fin psychologue Monarque Fantoche de son échec très personnel aux élections régionales ! Et aussitôt d'affirmer que rien ne changera dans sa politique...
Il n'a manifestement pas senti la première claque, ni le direct du gauche du deuxième tour...
Attention au KO !
Dès lundi, sous la présidence de Jean-François Copé, beaucoup des éminents membres du parti du Prince Renfrogné se sont exprimés librement et n’ont pas hésité à pointer les erreurs, les dérives et les fautes présidentielles.
Lesquelles ? Citations :
- le ton arrogant du chef de l’Etat,
- son pouvoir personnel fort peu républicain,
- son style bling-bling qui insupporte les militants,
- son omniprésence médiatique,
- sa façon, lors de ses déplacements, de se faire entourer d’une armada de gendarmes et de CRS,
- le bouclier fiscal,
- la loi Hadopi,
- la taxe carbone,
- une gouvernance totalement désordonnée et inefficace,
- un projet complètement illisible,
- un manque de « respect » et parfois de « sagesse »,
- les échecs de sa politique sécuritaire…
Ce sont là exactement les mots et les phrases exprimées par les élus UMP, y compris par certains des plus sarkozystes. Mais le Roi du Monde n'a pas non plus entendu !
À propos de la taxe carbone, à l’UMP on explique que si on l'a abandonnée, c’est parce qu’elle était destinée à attirer des voix écologistes, or, comme ces voix se sont massivement reportées sur la gauche, ce genre de mesure est devenue inutiles.
D’où cette question : les soi-disant réformes ont-elles pour fonction de moderniser la France ou de se rallier une clientèle ?
Néanmoins, le Monarque prétend avoir entendu le message des électeurs !!!
Donc, aux chômeurs, aux victimes de plans sociaux, aux millions de salariés qui ne peuvent pas boucler leurs fins de mois, aux profs dévalorisés, aux policiers déboussolés, aux artisans et commerçants déstabilisés, aux patrons de PME qui ne peuvent plus accéder aux crédits bancaires, il a promis une loi…
L’interdiction de la burqa intégrale !
Il paraît que tous ces gens sautent de joie.
PS. On a pas suffisamment noté qu'au milieu de la débâcle, dans le XVIè arrondissement de Paris, Passy-Auteuil, l’UMP a rassemblé 78 % des suffrages. 78 % !!!!
D'où une autre question : pourquoi les gens riches et vieux votent-ils, envers et contre tout, aussi massivement en faveur de Sarkozy ? Je me le demande ...
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| Tags : sarkozy, politique, elections régionales |
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La fureur du Dragon !
La "vilaine" karateka a froissé Little Big Man en déclarant sa désespérance à l'annonce de la suppression de la taxe carbonne !
"Les ministres n'ont pas à être désespérés, ils doivent faire leur travail..." lui a rétorqué le Petit Homme.
C'est comme ça à l'UMP. Pas d'état d'âme, je ne veux voir qu'une seule tête.
Chantal..., tire-toi vite de ce sale guêpier !

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lundi, 15 mars 2010
Le poète invisible...

Il n'en restait qu'un, et voilà que par un froid début d'après midi il s'en est allé rejoindre les autres, ceux qui ont chanté la révolte et l'insoumission, Brel, Ferré, Brassens et quelques autres, ceux qui ont été les portes étendards d'une France qu'on aimait, une France aujourd'hui, elle aussi, disparue.
Lui, Jean Ferrat, avait décidé de se retirer de la vie publique. Il détestait plus que tout les paillettes et le monde des media, tout ce à quoi s'accrochent comme des morpions les petites vedettes formatées d'aujourd'hui grâce à tous les moutons abrutis qui se calent devant leur télé pour gober leurs niaiseries du moment que ça fait la Une des pipolo-magazines.
Ces hommes-là ne venaient que très rarement sur des plateaux, quand ils s'y rendaient c'était pour chanter, un point c'est tout. À part peut-être Jacques Brel, ils n'aimaient pas beaucoup non plus la scène. Ils préféraient ciseler leur textes pour le vinyl. Il faut pour s'en convaincre les écouter, laconiques, embarrassés, timides, quand parfois ils acceptaient une interview.
N'en déplaise au monde petit-bourgeois qui les détestait tant, ces "grands" laisseront une marque indélébile dans l'histoire de la chanson et de la poésie française.
Le grand Jacques, écorché vif qui maniait les mots comme des saillies sauvages au rythme de ses grands bras agités,
L'ébouriffé Léo l'anarchiste qui crachait ses textes au vitriol velours et les criait de son regard ironique,
Le Georges si peinard, mais qui traversait en dehors des clous en faisant un bras d'honneur à la maréchaussée,
Et enfin Jean, le poète de l'Ardèche, qui avec sa voix chaude savait si bien chanter les petites gens, l'amour, la nature (écolo avant l'heure) et les douleurs du monde, ou encore mettre en musique les textes magnifiques d'Aragon.
Qui sont ceux qui, aujourd'hui, au milieu de la bouillie musicale aux textes insipides, laisseront une telle trace dans la poésie rebelle ? Cantat, Thiéfaine, Manset, Higelin, Renaud ? L'avenir le dira au regard de ce qu'ils laisseront à la postérité...
C'est au regard de ces ciseleurs de textes que l'on peut mesurer l'immensité qui les sépare de la chanson formatée marketing d'aujourd'hui.
The Lynx
16:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Branlée et chorale de langue de bois !

Nicolas Sarkozy, le pire président de la cinquième République, est aussi l’homme qui aura contribué au plus spectaculaire recul électoral de la droite qu’on ait connu depuis 60 ans. Il espérait remodeler la France à son image, il voulait incarner la « rupture ». Il risque fort de n'être qu'une parenthèse de l'Histoire.
Mais sur les plateaux télé, qu'a-t-on entendu hier soir de la part de ses sbires robotisés ?
Florilège :
- Avec une telle abstention le résultat n'est pas significatif (quel mépris pour les 20 millions de français qui ont été voter !)
- Ce sont les présidents de régions socialistes qui sont responsables de cette abstention.
- François Fillon " il est impossible de tirer un enseignement national de ce scrutin »
- Ce sont les socialistes qui sont responsables aussi de la remontée du FN.
- Pour Fillon ce n'est pas une défaite, mais l'urgence est de modifier le mode de scrutin des collectivités locales.
- Pour les dirigeants UMP, la droite est loin d'avoir perdu et tout peut changer pour le deuxième tour.
- Pour Brice Horteufeux les abstentionnistes ont voté contre les présidents socialistes de région.
- À en croire J.F. Copé, il vaut mieux être à 26%, et seul, qu'à 30% avec des alliés potentiels.
- Valérie Pécresse : "l'abstention c'est de la faute des président socialistes sortants"...
- Fréderic Lefebvre : "Une abstention forte, cela veut dire que la réforme des régions et des collectivités locales est indispensable"
- Plus fort encore "S'il y a une défaite, elle est pour les socialistes sortants qui n'ont pas de bons résultats"
Et l'on pourrait continuer ainsi longtemps...
Donc, selon l'UMP, par son abstention, cette élection est en fait une sanction contre les méchants socialistes qui gèrent si mal les régions.
En aucun cas la calamiteuse gestion gouvernementale n'est en cause !
Ni la gabegie des cadeaux fiscaux...
Ni la démagogie sécuritaire et xénophobe...
Ni le culte de la personnalité...
Ni la casse des services publics... non rien de tout cela...
Un électeur sarkozyste sur 7 est allé voter UMP hier, ce n'est donc une défaite pour le parti du guide suprême et tout est possible pour le deuxième tour !
Merci messieurs-dames pour cette formidable chorale de langue de bois !
The Lynx
11:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 09 mars 2010
Arme de destruction massive
Arme de destruction massive

Au bout de trente mois d'un règne absolu, les Français semblent ouvrir les yeux sur celui qu'ils ont élu. Tout arrive !
Ils se rendent enfin compte que non seulement la plupart des promesses faites par ce Monarque d'opérette n'ont pas été tenues, mais que les décisions prises sont néfastes pour le pays.
Nous avons eu droit à pléthore de discours mécaniques, de leçons de morale, d'insultes, de coups de mentons ou d'épaules et autres engueulades permanentes, nous avons assisté aux déplacements dans le pays et à l'étranger où, grâce à aux caméras disciplinées et aux services d'ordres démesurés il essaye vainement de faire croire qu'il est l'indispensable homme de la situation.
Au fil des mois, nous avons observé sa complaisance sans faille face au pouvoir de la finance, sa suffisance, sa vulgarité, son sans gêne, son irrespect à l'encontre de personnes mutées ou déchues au gré de sa volonté, son népotisme et ses faveurs envers ses affidés, et même sa haine surréaliste vis à vis d'un membre de son propre camp.
Depuis trente mois, nous assistons sans broncher au délabrement du pays
- à la destruction méticuleuse de la cohésion sociale
- à des annonces fumigènes quasi quotidiennes
- à des déclarations ou il dit tout et son contraire
- au démantèlement systématique des services publics (hôpitaux, justice, sécu, emploi, police, école, services publics...)
- à l'affaiblissement et au mépris total des principes républicains
- à la marche forcée vers une Europe antidémocratique
- à la distillation permanente de peurs diverses dans les esprits
- à des tentative de népotisme
- à la casse des services publics au profit des "profits"
- à une agitation stérile face à une crise par ailleurs très bien venue pour justifier ses erreurs
- à la protection systématique des plus riches au détriment des plus démunis
- à une société d'inégalités d'injustice et de passes droits
- à l'arrivisme érigé en modèle idéologique
- au règne du tout pognon
- à la privatisation des profits et à la socialisation des pertes
- à des réformes dans tous les sens sans boussole et souvent sans suite
- au maintien des niches fiscales
- à la flambée de la dette
- à l'explosion du chômage
- à des déficits budgétaires et sociaux sans précédents
- à des cadeaux pour les plus fortunés financés par des ponctions grandissantes sur les plus démunis...
- à de plus en plus de privation de liberté
- à une lente érosion de notre démocratie
On a assisté à une remise au pas dans chaque ministère et grande administration ou il a nommé des dirigeants obéissants, au bradage de grades sociétés appartenant à l'État, à l'accélération de la désindustrialisation des régions, à la fermeture ou à la délocalisation d'entreprises soumises aux dictats des actionnaires.
Où va-t-on ? Et combien de temps encore allons nous supporter cette arme de destruction massive sans réagir ?
Où nous allons, nous le savons et nous y sommes déjà ! La faillite, la décadence, la disparition inéluctable d'une nation ou il faisait bon vivre pour un état quelconque au sein d'une entité - l'Europe - devenue fort douteuse ?
The Lynx
17:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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