samedi, 12 septembre 2009
" Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes

D’après l’ensemble des membres du gouvernement et de l’UMP, tous montés au front pour sauver le soldat Hortefeux, cette phrase lâchée par le ministre de l’intérieur ne serait ni un dérapage ni un propos raciste mais juste un trait d’humour… (l’humour de droite est follement amusant !).
Selon Brice Hortefeux, il parlait des auvergnats (comme si cela était moins grave). Quiconque ayant visionné cette video entendra de façon pourtant évidente qu’il s’agit bien d’une allusion aux arabes.
Force est de constater qu’un gouvernement faisant bloc derrière un ministre ayant tenu de tels propos ne fait que cautionner son véritable visage.
Si ces propos n’avaient été qu’un simple dérapage nous n’aurions évidemment pas assisté à une telle montée en bataillons groupés aux créneaux pour tenter de sauver la face.
Il ne s’agit de toute évidence pas d’un dérapage ni d’une maladresse, c'est l'expression la plus droite de cette ligne gouvernementale (sans maquillage, ni journaliste complaisant, ni média-training) via un de ses plus fidèles exécutants dans un environnement idéologiquement sécurisé (université d'été de l'UMP) captée par une caméra qui n'aurait pas du être là.
En fait, pour notre chef de la police, c'est à peine une erreur de com'. A la rigueur, ce sera une pièce supplémentaire ajoutée au dossier des "dérives potentielles d'internet".
Énième exemple de racisme tranquille avec assentiment de la victime, le ministre de l'intérieur ne fait que donner aux supporters de l'action gouvernementale ce qu'ils désirent entendre.
Dans n'importe quelle démocratie normalement constituée, un ministre de l'intérieur pris en tel flagrant délit aurait démissionné mais, comme on dit chez eux, "pas ça de chez nous".
Henri Guaino lui-même déclarait hier sur une radio : « Je trouve que l’on entre dans une société étrange où on ne peut plus rien dire, plus rien faire. C’est la transparence absolue, c’est le début du totalitarisme. Ça veut dire qu’il n’y a plus d’intimité, il n’y a plus de discrétion, plus rien n’a d’épaisseur à commencer par les êtres humains. Pour moi c’est le comble du totalitarisme. Toujours surveillé, toujours contrôlé. Cela n’est pas pareil de prendre la parole lorsque l’on est un homme politique ou un responsable pour affirmer quelque chose qu’on assume et, de prendre la parole dans un cadre intime, amical. Voilà, ça n’a pas la même signification. Le problème des nouveaux moyens de communication, c’est qu’ils donnent la même signification à tout, la même portée à tout. Donc, au fond on est juste plus responsable de rien. Faut faire attention de ne jamais rien dire... Je ne crois pas à la société de la délation généralisée, à la société de la surveillance généralisée »
Donc, pour ce monsieur comme pour l’ensemble de cette droite qui crie au scandale, les coupables ne sont pas ceux qui prononcent de tels propos, mais ceux qui les enregistrent… Bon sang mais c’est bien sûr !
Je rappelle qu’Henri Guaino est le conseiller numéro un de notre monarque, lui-même à la tête d'un gouvernement prônant l'installation de caméras de surveillance à chaque coin de rue ?
Le bon Brice, ne cesse de s'agiter en tous sens pour tenter de se disculper, mais chacun de ses propos maladroits l'enfoncent davantage. Voilà qu'il nous déclare qu'il parlait des Auvergnats (il nous prend vraiment pour des cons !). Selon lui et son entourage, il serait tout sauf raciste... Rappelons-nous :
À Azouz Begag : "Allez, fissa, sors de là ! Dégage..."
De Fadela Amara : "C'est une compatriote, même si ce n'est pas forcément évident..."
Rachida Dati disait de lui "C'est un gros raciste"
Alors, allez savoir, tout cela est peut-être même bénéfique pour l'action gouvernementale. Ça ne peut qu'attiser les tensions. Ce gouvernement ayant inévitablement besoin de la crainte populaire du chaos des ghettos, il pourra ainsi à nouveau tambouriner qu'il est le meilleur remède pour contrer la montée de la violence (pour mémoire, depuis 2002, 12 nouvelles lois et 40% d’augmentation de la violence aux personnes) et des incivilités dans la société même si chiffres, témoignages et vidéo du monde.fr prouvent qu'il n'a de cesse de l'envenimer depuis sa prise de pouvoir.
Ne pas oublier que dans le régime actuel, c'est avec ces petites phrases au Karcher que l'on devient roi.
PS. Cerise sur le gâteau, cette video tournée par la chaîne Public Sénat ne devait pas sortir, censurée par la direction, les Leclerc and Co. Ils avaient vu venir les propblèmes... Mais elle s'est échappée de leur contrôle et tant mieux.
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vendredi, 11 septembre 2009
BRÈVES DU JOUR...
COMMUNICATION D'ÉTAT...
En France comme à l'étranger, tous le lieux ou notre bon Zébulon pose ses talonnettes font l'objet d'une préparation pointilleuse.
Outre les logiques problèmes de sécurité, il s'agit essentiellement de peaufiner une belle image à livrer aux télévisions.
Aucune improvisation n'est tolérée, tout est calibré, minuté, répété avec des doublures depuis la descente de voiture jusqu'aux départs en avion.
Les décors font systématiquement l'objet d'un aménagement particulier, moquette, plantes, disposition et tenue des invités, sélection drastique des figurants.
Des cars de militants sont prévus et convoyés sur place dès lors qu'il faut illustrer un « accueil populaire » ou un bain de foule.
Le parcours, le site et parfois des quartiers entiers sont verrouillés par d'importants dispositifs policiers pour éviter la présence de toute manifestation hostile.
Même pour les préfectures rompues aux visites en tout genre, le degré d'exigence des équipes de l'Elysées pour mettre en scène le petit monde merveilleux de notre bon prince est souvent un choc et une gestion compliquée des lendemains !
Petit inventaire ...
Un petit caisson pour paraître à la hauteur de Bush
Un fauteuil plus haut que les autres en réunions officielles
Des ouvriers sélectionnés sur leur taille
Les désormais fameuses talonnettes de 5 cm
Des cars UMP affrétés spécialement pour faire la foule en délire lors de ses déplacements
Un « nettoyage-bouclage » en règle des villes et des quartiers ou il se rend
Se mettre sur la pointe des pieds lors des photos officielles
Des clientes UMP pour discuter avec Luc Chatel dans les super marchés
Idem pour Nadine Morano
Des badges et des banderoles CGT confisqués avant la visite (Melun)
La sélection systématique des ouvriers les moins revendicatifs dans les usines
Brice Horteufeux confirme son vrai visage
Sur une vidéo circulant sur le Net, dont "Le Monde" fait notamment état, on voit le ministre et le patron des députés UMP Jean-François Copé poser pour une photo en compagnie d'un jeune militant d'origine maghrébine venu d'Auvergne, Amine.
Alors que M. Copé taquine M. Hortefeux sur le fait qu'il est auvergnat, des personnes non visibles sur les images discutent, disant notamment: "c'est l'intégration", "lui, il parle arabe" ou encore "il mange du cochon, il boit de la bière". M. Hortefeux remarque: "Il ne correspond pas du tout au prototype alors".
Tandis qu'une femme lui dit: "C'est notre petit Arabe", le ministre poursuit: "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes".
Rien de plus qu'une confirmation du vrai visage de cet homme. Souvenons-nous...
À Azouz Begag : "Allez, fissa, sors de là ! Dégage..."
De Fadela Amara : "C'est une compatriote, même si ce n'est pas forcément évident..."
Rachida Dati disait de lui "C'est un gros raciste"
Rappelons que ce monsieur avait mis à la retraite anticipée le préfet Paul Girot de Langlade pour des propos qu'il avait qualifié de racistes. Le préfet en question, excédé par un contrôle un peu désordre avait déclaré à Orly : "On se croirait en Afrique, ici !"
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samedi, 01 août 2009
Bruits du monde sous les pins...

Mois de juillet tranquille sous les pins des Landes... Et pourtant il s'en est passé des trucs, mon cousin !
Ainsi, en vrac et dans le désordre :
- On a appris, entre pastaga et barbecue, que le travail le dimanche allait devenir une réalité, voire la norme, ce qui contrairement aux affabulations du gouvernement ne créera aucun emploi ni aucune augmentation de la consommation (heureusement). Première victime : une salariée de Ed à Oyonnax, dans l'Ain. Licenciée pour avoir refusé de travailler le dimanche... Ca commence.
- On a pu vérifier sur le tas qu'avec la TVA à 5,5%, les restaurateurs n'ont ni baissé leurs prix, ni augmentés leur personnel et se sont foutu le pognon dans la fouille... Comme prévu !
- On a appris entre deux siestes que l'UMP envoyait un bulletin d'adhésion aux restaurateurs pour qu'ils adhèrent en guise de remerciement ! Pas con, hein !
- On a découvert officiellement grâce à la Cour des comptes (car on le savait quand même depuis longtemps) que l'Élysée se gave de pognon pendant que le reste du pays se serre la ceinture... Allez encore un p'tit jaune !
- Tiens comme c'est marrant, voilà qu'un matin on a appris que les dirigeants de l'entreprise de communication Nortel se partagent 45 millions de dollars et ferment l'entreprise de Châteaufort en Yvelines. Allez hop ! Tout le monde dehors ! Circulez, y'a rien à voir...
- Quel bonheur de lire chaque matin, en mangeant son croissant sur la terrasse, les petits mensonges quotidiens de nos gouvernants... Ici, Hortefeux qui nous raconte n'importe quoi sur les caméras de videosurveillance. Là, Devedjian qui nous raconte qu'en Belgique, tout est ouvert le dimanche...
- On a pu constater comme tous les ans, en regardant les magazines dans les maisons de la presse, que les magazines féminins nous bassinent toujours avec les mêmes débilités, avant les vacances, c'est régime, pendant, c'est cul ! Et les nanas se bolident sur ces conneries...
- On a appris qu'EDF, non content d'avoir ponctionné les économies de couillons croyant faire une affaire avec un emprunt, veut maintenant les ratisser complétement en augmentant ses tarifs en argumentant que chez nous l'électricité est moins chère de 30 à 40% que la moyenne des autres pays européens, ce qui est totalement faux ! Bingo...
- On nous a gonflé TOUS LES JOURS avec cette connerie de grippe, cherchant à bien nous faire peur pour bien nous conditionner à aller se faire vacciner à la rentrée... Les labos qui fabriquent le Tamiflu s'en frottent les mains d'avance !
- On a découvert (pour certains seulement) les agissements de nos forces de l'ordre avec une série de petits faits divers édifiants. Des étudiants qui fêtent le bac au Champ de Mars qui se font littéralement péter la gueule par des CRS sans aucune raison. Des jeunes, qui s'étaient légèrement frités avec quatre autres garçons dans une discothèque à Dunkerque, se font gazer à la sortie... Les quatre garçons étaient de CRS en civil. Youpi !
- En rentrant de la plage, on a vu apparaitre la sale tronche d'un personnage pour le moins douteux (ancien FN, éditeur avec JM le Pen de bouquins nazis, ect.) Patrick Buisson, dont la fonction est de fabriquer des sondages sur mesure pour Sarkozy, via OpinionWay, pour manipuler l'opinion dans le sens du vent. Sondages payés le prix fort par l'Élysée (donc par nous), vu que Buisson est un pote à Sarko...
- Oh, comme c'est ballot ! L'affaire de Karachi et des rétro commissions mouillant Balladur et Sarkozy (entre autres) va passer à la trappe... Le Sénat va ratifier la loi verrouillant d'avantage le secret défense. Donc les onze morts de Karachi... Chuuutttt ! Rien vu, rien entendu...
- On a appris, oh quelle surprise, que les banques après s'être goinfré avec notre pognon pour réparer leurs conneries ne respectent pas leurs engagements et ne remettent pas l'argent dans le circuit comme elles s'y étaient engagées... Banques et restaurateurs, même combat !
- On a eu peur aussi ! Zébulon nous a fait un malaise... Ben il va falloir qu'il se calme un peu, ça ne lui fera pas de mal. Et à nous, ça nous fera du bien...
- On a vu des crétins se détourner de leur route des plages pour aller tenter de voir le nabot et sa poule dans leur voiture au Cap Nègre... Quelles vacances immortelles avec la photo de la mimine qui dit bonjour ! On voit d'ici les séances diapos à la rentrée...
Et l'on pourrait continuer ainsi encore longtemps, mais j'en ai marre, et puis c'est l'heure de ma sieste... À la prochaine pour le mois d'août !
The Lynx
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mardi, 26 mai 2009
OU L'ON COMPREND QUE CE QUI FAIT PEUR AU GOUVERNEMENT, C'EST L'INTELLIGENCE...
Voici les réponses aux questions que LE MONDE a posées par écrit à Julien Coupat. Mis en examen le 15 novembre 2008 pour "terrorisme" avec huit autres personnes interpellées à Tarnac (Corrèze) et Paris, il est soupçonné d'avoir saboté des caténaires SNCF. Il est le dernier à être toujours incarcéré. (Il a demandé à ce que certains mots soient en italique).
Comment vivez-vous votre détention ?
Très bien merci. Tractions, course à pied, lecture.
Pouvez-nous nous rappeler les circonstances de votre arrestation ?
Une bande de jeunes cagoulés et armés jusqu'aux dents s'est introduite chez nous par effraction. Ils nous ont menacés, menottés, et emmenés non sans avoir préalablement tout fracassé. Ils nous ont enlevés à bord de puissants bolides roulant à plus de 170 km/h en moyenne sur les autoroutes. Dans leurs conversations, revenait souvent un certain M. Marion [ancien patron de la police antiterroriste] dont les exploits virils les amusaient beaucoup comme celui consistant à gifler dans la bonne humeur un de ses collègues au beau milieu d'un pot de départ. Ils nous ont séquestrés pendant quatre jours dans une de leurs "prisons du peuple" en nous assommant de questions où l'absurde le disputait à l'obscène.
Celui qui semblait être le cerveau de l'opération s'excusait vaguement de tout ce cirque expliquant que c'était de la faute des "services", là-haut, où s'agitaient toutes sortes de gens qui nous en voulaient beaucoup. A ce jour, mes ravisseurs courent toujours. Certains faits divers récents attesteraient même qu'ils continuent de sévir en toute impunité.
Les sabotages sur les caténaires SNCF en France ont été revendiqués en Allemagne. Qu'en dites-vous?
Au moment de notre arrestation, la police française est déjà en possession du communiqué qui revendique, outre les sabotages qu'elle voudrait nous attribuer, d'autres attaques survenues simultanément en Allemagne. Ce tract présente de nombreux inconvénients : il est posté depuis Hanovre, rédigé en allemand et envoyé à des journaux d'outre-Rhin exclusivement, mais surtout il ne cadre pas avec la fable médiatique sur notre compte, celle du petit noyau de fanatiques portant l'attaque au cœur de l'Etat en accrochant trois bouts de fer sur des caténaires. On aura, dès lors, bien soin de ne pas trop mentionner ce communiqué, ni dans la procédure, ni dans le mensonge public.
Il est vrai que le sabotage des lignes de train y perd beaucoup de son aura de mystère : il s'agissait simplement de protester contre le transport vers l'Allemagne par voie ferroviaire de déchets nucléaires ultraradioactifs et de dénoncer au passage la grande arnaque de "la crise". Le communiqué se conclut par un très SNCF "nous remercions les voyageurs des trains concernés de leur compréhension". Quel tact, tout de même, chez ces "terroristes"!
Vous reconnaissez-vous dans les qualifications de "mouvance anarcho-autonome" et d'"ultragauche"?
Laissez-moi reprendre d'un peu haut. Nous vivons actuellement, en France, la fin d'une période de gel historique dont l'acte fondateur fut l'accord passé entre gaullistes et staliniens en 1945 pour désarmer le peuple sous prétexte d'"éviter une guerre civile". Les termes de ce pacte pourraient se formuler ainsi pour faire vite : tandis que la droite renonçait à ses accents ouvertement fascistes, la gauche abandonnait entre soi toute perspective sérieuse de révolution. L'avantage dont joue et jouit, depuis quatre ans, la clique sarkozyste, est d'avoir pris l'initiative, unilatéralement, de rompre ce pacte en renouant "sans complexe" avec les classiques de la réaction pure – sur les fous, la religion, l'Occident, l'Afrique, le travail, l'histoire de France, ou l'identité nationale.
Face à ce pouvoir en guerre qui ose penser stratégiquement et partager le monde en amis, ennemis et quantités négligeables, la gauche reste tétanisée. Elle est trop lâche, trop compromise, et pour tout dire, trop discréditée pour opposer la moindre résistance à un pouvoir qu'elle n'ose pas, elle, traiter en ennemi et qui lui ravit un à un les plus malins d'entre ses éléments. Quant à l'extrême gauche à-la-Besancenot, quels que soient ses scores électoraux, et même sortie de l'état groupusculaire où elle végète depuis toujours, elle n'a pas de perspective plus désirable à offrir que la grisaille soviétique à peine retouchée sur Photoshop. Son destin est de décevoir.
Dans la sphère de la représentation politique, le pouvoir en place n'a donc rien à craindre, de personne. Et ce ne sont certainement pas les bureaucraties syndicales, plus vendues que jamais, qui vont l'importuner, elles qui depuis deux ans dansent avec le gouvernement un ballet si obscène. Dans ces conditions, la seule force qui soit à même de faire pièce au gang sarkozyste, son seul ennemi réel dans ce pays, c'est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires. Elle seule, en fait, dans les émeutes qui ont suivi le second tour du rituel plébiscitaire de mai 2007, a su se hisser un instant à la hauteur de la situation. Elle seule, aux Antilles ou dans les récentes occupations d'entreprises ou de facs, a su faire entendre une autre parole.
Cette analyse sommaire du théâtre des opérations a dû s'imposer assez tôt puisque les renseignements généraux faisaient paraître dès juin 2007, sous la plume de journalistes aux ordres (et notamment dans Le Monde) les premiers articles dévoilant le terrible péril que feraient peser sur toute vie sociale les "anarcho-autonomes". On leur prêtait, pour commencer, l'organisation des émeutes spontanées, qui ont, dans tant de villes, salué le "triomphe électoral" du nouveau président.
Avec cette fable des "anarcho-autonomes", on a dessiné le profil de la menace auquel la ministre de l'intérieur s'est docilement employée, d'arrestations ciblées en rafles médiatiques, à donner un peu de chair et quelques visages. Quand on ne parvient plus à contenir ce qui déborde, on peut encore lui assigner une case et l'y incarcérer. Or celle de "casseur" où se croisent désormais pêle-mêle les ouvriers de Clairoix, les gamins de cités, les étudiants bloqueurs et les manifestants des contre-sommets, certes toujours efficace dans la gestion courante de la pacification sociale, permet de criminaliser des actes, non des existences. Et il est bien dans l'intention du nouveau pouvoir de s'attaquer à l'ennemi, en tant que tel, sans attendre qu'il s'exprime. Telle est la vocation des nouvelles catégories de la répression.
Il importe peu, finalement, qu'il ne se trouve personne en France pour se reconnaître "anarcho-autonome" ni que l'ultra-gauche soit un courant politique qui eut son heure de gloire dans les années 1920 et qui n'a, par la suite, jamais produit autre chose que d'inoffensifs volumes de marxologie. Au reste, la récente fortune du terme "ultragauche" qui a permis à certains journalistes pressés de cataloguer sans coup férir les émeutiers grecs de décembre dernier doit beaucoup au fait que nul ne sache ce que fut l'ultragauche, ni même qu'elle ait jamais existé.
A ce point, et en prévision des débordements qui ne peuvent que se systématiser face aux provocations d'une oligarchie mondiale et française aux abois, l'utilité policière de ces catégories ne devrait bientôt plus souffrir de débats. On ne saurait prédire, cependant, lequel d'"anarcho-autonome" ou d'"ultragauche" emportera finalement les faveurs du Spectacle, afin de reléguer dans l'inexplicable une révolte que tout justifie.
La police vous considère comme le chef d'un groupe sur le point de basculer dans le terrorisme. Qu'en pensez-vous?
Une si pathétique allégation ne peut être le fait que d'un régime sur le point de basculer dans le néant.
Que signifie pour vous le mot terrorisme?
Rien ne permet d'expliquer que le département du renseignement et de la sécurité algérien suspecté d'avoir orchestré, au su de la DST, la vague d'attentats de 1995 ne soit pas classé parmi les organisations terroristes internationales. Rien ne permet d'expliquer non plus la soudaine transmutation du "terroriste" en héros à la Libération, en partenaire fréquentable pour les accords d'Evian, en policier irakien ou en "taliban modéré" de nos jours, au gré des derniers revirements de la doctrine stratégique américaine.
Rien, sinon la souveraineté. Est souverain, en ce monde, qui désigne le terroriste. Qui refuse d'avoir part à cette souveraineté se gardera bien de répondre à votre question. Qui en convoitera quelques miettes s'exécutera avec promptitude. Qui n'étouffe pas de mauvaise foi trouvera un peu instructif le cas de ces deux ex – "terroristes" devenus l'un premier ministre d'Israël, l'autre président de l'Autorité palestinienne, et ayant tous deux reçus, pour comble, le Prix Nobel de la paix.
Le flou qui entoure la qualification de "terrorisme", l'impossibilité manifeste de le définir ne tiennent pas à quelque provisoire lacune de la législation française : ils sont au principe de cette chose que l'on peut, elle, très bien définir : l'antiterrorisme dont ils forment plutôt la condition de fonctionnement. L'antiterrorisme est une technique de gouvernement qui plonge ses racines dans le vieil art de la contre-insurrection, de la guerre dite "psychologique", pour rester poli.
L'antiterrorisme, contrairement à ce que voudrait insinuer le terme, n'est pas un moyen de lutter contre le terrorisme, c'est la méthode par quoi l'on produit, positivement, l'ennemi politique en tant que terroriste. Il s'agit, par tout un luxe de provocations, d'infiltrations, de surveillance, d'intimidation et de propagande, par toute une science de la manipulation médiatique, de l'"action psychologique", de la fabrication de preuves et de crimes, par la fusion aussi du policier et du judiciaire, d'anéantir la "menace subversive" en associant, au sein de la population, l'ennemi intérieur, l'ennemi politique à l'affect de la terreur.
L'essentiel, dans la guerre moderne, est cette "bataille des cœurs et des esprits" où tous les coups sont permis. Le procédé élémentaire, ici, est invariable : individuer l'ennemi afin de le couper du peuple et de la raison commune, l'exposer sous les atours du monstre, le diffamer, l'humilier publiquement, inciter les plus vils à l'accabler de leurs crachats, les encourager à la haine. "La loi doit être utilisée comme simplement une autre arme dans l'arsenal du gouvernement et dans ce cas ne représente rien de plus qu'une couverture de propagande pour se débarrasser de membres indésirables du public. Pour la meilleure efficacité, il conviendra que les activités des services judiciaires soient liées à l'effort de guerre de la façon la plus discrète possible", conseillait déjà, en 1971, le brigadier Frank Kitson [ancien général de l'armée britannique, théoricien de la guerre contre-insurrectionelle], qui en savait quelque chose.
Une fois n'est pas coutume, dans notre cas, l'antiterrorisme a fait un four. On n'est pas prêt, en France, à se laisser terroriser par nous. La prolongation de ma détention pour une durée "raisonnable" est une petite vengeance bien compréhensible au vu des moyens mobilisés, et de la profondeur de l'échec; comme est compréhensible l'acharnement un peu mesquin des "services", depuis le 11 novembre, à nous prêter par voie de presse les méfaits les plus fantasques, ou à filocher le moindre de nos camarades. Combien cette logique de représailles a d'emprise sur l'institution policière, et sur le petit cœur des juges, voilà ce qu'auront eu le mérite de révéler, ces derniers temps, les arrestations cadencées des "proches de Julien Coupat".
Il faut dire que certains jouent, dans cette affaire, un pan entier de leur lamentable carrière, comme Alain Bauer [criminologue], d'autres le lancement de leurs nouveaux services, comme le pauvre M. Squarcini [directeur central du renseignement intérieur], d'autres encore la crédibilité qu'ils n'ont jamais eue et qu'ils n'auront jamais, comme Michèle Alliot-Marie.
Vous êtes issu d'un milieu très aisé qui aurait pu vous orienter dans une autre direction…
"Il y a de la plèbe dans toutes les classes" (Hegel).
Pourquoi Tarnac?
Allez-y, vous comprendrez. Si vous ne comprenez pas, nul ne pourra vous l'expliquer, je le crains.
Vous définissez-vous comme un intellectuel? Un philosophe ?
La philosophie naît comme deuil bavard de la sagesse originaire. Platon entend déjà la parole d'Héraclite comme échappée d'un monde révolu. A l'heure de l'intellectualité diffuse, on ne voit pas ce qui pourrait spécifier "l'intellectuel", sinon l'étendue du fossé qui sépare, chez lui, la faculté de penser de l'aptitude à vivre. Tristes titres, en vérité, que cela. Mais, pour qui, au juste, faudrait-il se définir?
Etes-vous l'auteur du livre L'insurrection qui vient ?
C'est l'aspect le plus formidable de cette procédure : un livre versé intégralement au dossier d'instruction, des interrogatoires où l'on essaie de vous faire dire que vous vivez comme il est écrit dans L'insurrection qui vient, que vous manifestez comme le préconise L'insurrection qui vient, que vous sabotez des lignes de train pour commémorer le coup d'Etat bolchevique d'octobre 1917, puisqu'il est mentionné dans L'insurrection qui vient, un éditeur convoqué par les services antiterroristes.
De mémoire française, il ne s'était pas vu depuis bien longtemps que le pouvoir prenne peur à cause d'un livre. On avait plutôt coutume de considérer que, tant que les gauchistes étaient occupés à écrire, au moins ils ne faisaient pas la révolution. Les temps changent, assurément. Le sérieux historique revient.
Ce qui fonde l'accusation de terrorisme, nous concernant, c'est le soupçon de la coïncidence d'une pensée et d'une vie; ce qui fait l'association de malfaiteurs, c'est le soupçon que cette coïncidence ne serait pas laissée à l'héroïsme individuel, mais serait l'objet d'une attention commune. Négativement, cela signifie que l'on ne suspecte aucun de ceux qui signent de leur nom tant de farouches critiques du système en place de mettre en pratique la moindre de leurs fermes résolutions; l'injure est de taille. Malheureusement, je ne suis pas l'auteur de L'insurrection qui vient – et toute cette affaire devrait plutôt achever de nous convaincre du caractère essentiellement policier de la fonction auteur.
J'en suis, en revanche, un lecteur. Le relisant, pas plus tard que la semaine dernière, j'ai mieux compris la hargne hystérique que l'on met, en haut lieu, à en pourchasser les auteurs présumés. Le scandale de ce livre, c'est que tout ce qui y figure est rigoureusement, catastrophiquement vrai, et ne cesse de s'avérer chaque jour un peu plus. Car ce qui s'avère, sous les dehors d'une "crise économique", d'un "effondrement de la confiance", d'un "rejet massif des classes dirigeantes", c'est bien la fin d'une civilisation, l'implosion d'un paradigme : celui du gouvernement, qui réglait tout en Occident – le rapport des êtres à eux-mêmes non moins que l'ordre politique, la religion ou l'organisation des entreprises. Il y a, à tous les échelons du présent, une gigantesque perte de maîtrise à quoi aucun maraboutage policier n'offrira de remède.
Ce n'est pas en nous transperçant de peines de prison, de surveillance tatillonne, de contrôles judiciaires, et d'interdictions de communiquer au motif que nous serions les auteurs de ce constat lucide, que l'on fera s'évanouir ce qui est constaté. Le propre des vérités est d'échapper, à peine énoncées, à ceux qui les formulent. Gouvernants, il ne vous aura servi de rien de nous assigner en justice, tout au contraire.
Vous lisez "Surveiller et punir" de Michel Foucault. Cette analyse vous paraît-elle encore pertinente?
La prison est bien le sale petit secret de la société française, la clé, et non la marge des rapports sociaux les plus présentables. Ce qui se concentre ici en un tout compact, ce n'est pas un tas de barbares ensauvagés comme on se plaît à le faire croire, mais bien l'ensemble des disciplines qui trament, au-dehors, l'existence dite "normale". Surveillants, cantine, parties de foot dans la cour, emploi du temps, divisions, camaraderie, baston, laideur des architectures : il faut avoir séjourné en prison pour prendre la pleine mesure de ce que l'école, l'innocente école de la République, contient, par exemple, de carcéral.
Envisagée sous cet angle imprenable, ce n'est pas la prison qui serait un repaire pour les ratés de la société, mais la société présente qui fait l'effet d'une prison ratée. La même organisation de la séparation, la même administration de la misère par le shit, la télé, le sport, et le porno règne partout ailleurs avec certes moins de méthode. Pour finir, ces hauts murs ne dérobent aux regards que cette vérité d'une banalité explosive : ce sont des vies et des âmes en tout point semblables qui se traînent de part et d'autre des barbelés et à cause d'eux.
Si l'on traque avec tant d'avidité les témoignages "de l'intérieur" qui exposeraient enfin les secrets que la prison recèle, c'est pour mieux occulter le secret qu'elle est : celui de votre servitude, à vous qui êtes réputés libres tandis que sa menace pèse invisiblement sur chacun de vos gestes.
Toute l'indignation vertueuse qui entoure la noirceur des geôles françaises et leurs suicides à répétition, toute la grossière contre-propagande de l'administration pénitentiaire qui met en scène pour les caméras des matons dévoués au bien-être du détenu et des directeurs de tôle soucieux du "sens de la peine", bref : tout ce débat sur l'horreur de l'incarcération et la nécessaire humanisation de la détention est vieux comme la prison. Il fait même partie de son efficace, permettant de combiner la terreur qu'elle doit inspirer avec son hypocrite statut de châtiment "civilisé". Le petit système d'espionnage, d'humiliation et de ravage que l'Etat français dispose plus fanatiquement qu'aucun autre en Europe autour du détenu n'est même pas scandaleux. L'Etat le paie chaque jour au centuple dans ses banlieues, et ce n'est de toute évidence qu'un début : la vengeance est l'hygiène de la plèbe.
Mais la plus remarquable imposture du système judiciaro-pénitentiaire consiste certainement à prétendre qu'il serait là pour punir les criminels quand il ne fait que gérer les illégalismes. N'importe quel patron – et pas seulement celui de Total –, n'importe quel président de conseil général – et pas seulement celui des Hauts-de-Seine–, n'importe quel flic sait ce qu'il faut d'illégalismes pour exercer correctement son métier. Le chaos des lois est tel, de nos jours, que l'on fait bien de ne pas trop chercher à les faire respecter et les stups, eux aussi, font bien de seulement réguler le trafic, et non de le réprimer, ce qui serait socialement et politiquement suicidaire.
Le partage ne passe donc pas, comme le voudrait la fiction judiciaire, entre le légal et l'illégal, entre les innocents et les criminels, mais entre les criminels que l'on juge opportun de poursuivre et ceux qu'on laisse en paix comme le requiert la police générale de la société. La race des innocents est éteinte depuis longtemps, et la peine n'est pas à ce à quoi vous condamne la justice : la peine, c'est la justice elle-même, il n'est donc pas question pour mes camarades et moi de "clamer notre innocence", ainsi que la presse s'est rituellement laissée aller à l'écrire, mais de mettre en déroute l'hasardeuse offensive politique que constitue toute cette infecte procédure. Voilà quelques-unes des conclusions auxquelles l'esprit est porté à relire Surveiller et punir depuis la Santé. On ne saurait trop suggérer, au vu de ce que les Foucaliens font, depuis vingt ans, des travaux de Foucault, de les expédier en pension, quelque temps, par ici.
Comment analysez-vous ce qui vous arrive?
Détrompez-vous : ce qui nous arrive, à mes camarades et à moi, vous arrive aussi bien. C'est d'ailleurs, ici, la première mystification du pouvoir : neuf personnes seraient poursuivies dans le cadre d'une procédure judiciaire "d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", et devraient se sentir particulièrement concernées par cette grave accusation. Mais il n'y a pas d'"affaire de Tarnac" pas plus que d'"affaire Coupat", ou d'"affaire Hazan" [éditeur de L'insurrection qui vient]. Ce qu'il y a, c'est une oligarchie vacillante sous tous rapports, et qui devient féroce comme tout pouvoir devient féroce lorsqu'il se sent réellement menacé. Le Prince n'a plus d'autre soutien que la peur qu'il inspire quand sa vue n'excite plus dans le peuple que la haine et le mépris.
Ce qu'il y a, c'est, devant nous, une bifurcation, à la fois historique et métaphysique: soit nous passons d'un paradigme de gouvernement à un paradigme de l'habiter au prix d'une révolte cruelle mais bouleversante, soit nous laissons s'instaurer, à l'échelle planétaire, ce désastre climatisé où coexistent, sous la férule d'une gestion "décomplexée", une élite impériale de citoyens et des masses plébéiennes tenues en marge de tout. Il y a donc, bel et bien, une guerre, une guerre entre les bénéficiaires de la catastrophe et ceux qui se font de la vie une idée moins squelettique. Il ne s'est jamais vu qu'une classe dominante se suicide de bon cœur.
La révolte a des conditions, elle n'a pas de cause. Combien faut-il de ministères de l'Identité nationale, de licenciements à la mode Continental, de rafles de sans-papiers ou d'opposants politiques, de gamins bousillés par la police dans les banlieues, ou de ministres menaçant de priver de diplôme ceux qui osent encore occuper leur fac, pour décider qu'un tel régime, même installé par un plébiscite aux apparences démocratiques, n'a aucun titre à exister et mérite seulement d'être mis à bas ? C'est une affaire de sensibilité.
La servitude est l'intolérable qui peut être infiniment tolérée. Parce que c'est une affaire de sensibilité et que cette sensibilité-là est immédiatement politique (non en ce qu'elle se demande "pour qui vais-je voter ?", mais "mon existence est-elle compatible avec cela ?"), c'est pour le pouvoir une question d'anesthésie à quoi il répond par l'administration de doses sans cesse plus massives de divertissement, de peur et de bêtise. Et là où l'anesthésie n'opère plus, cet ordre qui a réuni contre lui toutes les raisons de se révolter tente de nous en dissuader par une petite terreur ajustée.
Nous ne sommes, mes camarades et moi, qu'une variable de cet ajustement-là. On nous suspecte comme tant d'autres, comme tant de "jeunes", comme tant de "bandes", de nous désolidariser d'un monde qui s'effondre. Sur ce seul point, on ne ment pas. Heureusement, le ramassis d'escrocs, d'imposteurs, d'industriels, de financiers et de filles, toute cette cour de Mazarin sous neuroleptiques, de Louis Napoléon en version Disney, de Fouché du dimanche qui pour l'heure tient le pays, manque du plus élémentaire sens dialectique. Chaque pas qu'ils font vers le contrôle de tout les rapproche de leur perte. Chaque nouvelle "victoire" dont ils se flattent répand un peu plus vastement le désir de les voir à leur tour vaincus. Chaque manœuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable. En d'autres termes : la situation est excellente. Ce n'est pas le moment de perdre courage.
The Lynx
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mercredi, 06 mai 2009
Putain ! Deux ans...
Alors que le sinistre clown supra lifté italien est entrain de se faire plaquer par sa gonzesse, notre clown agité à nous fête ses deux ans de pouvoir...
Alors il est temps de faire un premier bilan.
Il est simple. Zéro pointé !
Échec sur toute la ligne, et les Français commencent à s'en apercevoir.
Il serait temps !
Il a mis le pays à genoux et à feu et à sang !
Ce président est une arme de destruction massive...
Il a tout pété et la crise n'y est pour rien.
Échec économique.
Échec sur le pouvoir d'achat.
Échec sur l'emploi.
Échec sur la sécurité.
Cet homme incarne toutes les fractures, il n'écoute personne, pense avoir raison sur tout, passe systématiquement en force au déni de la démocratie, comme sur l'Europe, la loi HADOPI ou autre... Il n'a rien à faire de l'opinion des français.
Il réussit le tour de force de mettre tout le monde dans la rue, tous corps sociaux confondus, et il s'en fout. Sourd et aveugle.
Pour être juste, un point positif, un seul : le service minimum pendant les grèves.
C'est bien. Mais c'est peu.
Le reste n'est qu'une absolue catastrophe, partout, à tous les niveaux : hopital, éducation, université, services publics, sécurité, justice... Un bordel inextricable !
Rachida Dati touche à la justice et c'est le chaos !
Valérie Pécresse touche à l'université et c'est le bordel !
L'innéfable Roselyne Bachelot se mêle de la santé et c'est une pure catastrophe !
Depuis cinquante ans, jamais le pays n'a été autant divisé, fracturé, inégal, injuste, avec une politique systématiquement orientée en faveur des plus favorisés grâce à un écrasement des plus faibles.
Jamais il n'y a eu autant de ségrégation, d'ostracisme, de fractures, de dégoût, de désespoir, et la crise n'y est que pour très peu dans cette histoire.
Crise qui, au contraire, nous a sans doute évité le pire car cet homme voulait nous entrainer sur la route de la folie américaine de Bush... Elle a permis de stopper à temps ce président grisé par un ultra-libéralisme catastrophique.
Et pendant ce temps là, la bande du Fouquet's se goinfre avec le gâteau alors que le reste de la population ne sait même plus comment faire pour manger et payer son loyer.
L'ère Sarkozy est catastrophe pour notre pays. Du moins pour l'instant. Il lui reste trois ans pour faire machine arrière et essayer de limiter les dégâts, mais qui peut y croire ?
Vu l'état du pays au bout de deux ans, il y a vraiment du soucis à se faire pour le bilan au bout de cinq ans !
Cet homme est illégitime, même s'il a été élu démocratiquement sur un magistral coup de bluff ! Il est néfaste pour la France, destructeur, anxiogène, injuste, égoïste, et psychotique. Il suffit de l'observer cinq minutes dans ses interventions pour se rendre compte qu'il est incontrôlable puisque n'arrivant même pas à se contrôler lui-même.
Il a démontré sa capacité à gérer son pays en faisant en sorte que les efforts nécessaires soient "partagés par tous" grâce au bouclier fiscal, en "montrant l'exemple" par le caractère modeste de son train de vie et de ses rémunérations, en "réduisant les déficits" par la mise en place du paquet fiscal, en "promouvant l'accès aux soins" par les franchises médicales... Un bilan remarquable !
C'est un président populiste qui a été élu par défaut, faute de trouver mieux. Et il faut arrêter de nous rabâcher les leçons de démocratie : on voit bien les énergumènes que ça produit: Berlusconi, Bush, Sarko etc...
Tout était pourtant prévisible dès son catastrophique ministère de l'Intérieur.
En 2007 je m'attendais au pire et je n'ai pas été déçu, c'est encore pire que le pire.
J'ai honte de l'image que les pays peuvent avoir de la France à travers l'image déplorable qu'en donne notre Zébulon national.
Un président voyou et ami de voyous qui n'a d'égards que pour sa bande. Un président grossier, mal élévé, qui ne sait même pas parler français. Un président qui ne connait que l'harangue, la provocation et le roulement des mécaniques. Un président qui n'ose même plus aller à la rencontre des Français tant il a peur d'essuyer des critiques.
Un président qui nous disait que les caisses étaient vides... Et :
- 29 avril 2009, 35 milliards d’euros pour le Grand Paris.
- 24 avril, 11,3 milliard d’euros pour la formation et l’emploi.
- 19 février, 580 millions d’euros en faveur de l’Outre-Mer.
- 9 février, 3 milliards d’euros pour chacun des grands constructeurs automobiles.
- 5 février, 1,4 milliard d’euros pour soutenir le pouvoir d’achat.
- 26 janvier, 5 milliards d’euros pour soutenir Airbus.
- 23 janvier, 600 millions d’euros pour aider la presse.
- 4 décembre 2008, 26 milliards d’euros pour le plan de relance.
- 14 octobre, 360 milliards d’euros pour le plan de sauvetage des banques.
- 3 octobre, 22 milliards d’euros pour les PME.
- 30 septembre, 3 milliards d’euros pour sauver le groupe Dexia.
Résultat, en 2009, le déficit public français devrait atteindre 5,6% du PIB (contre 3,4% en 2008).
La dette publique, elle, devrait avoisiner les 74% du PIB contre 68% en 2008.
Un déficit supérieur à 100 milliards d’euros en 2009.
Deux ans plus tôt, Nicolas 1er soulignait pourtant sa volonté de maîtriser les finances publiques, « un impératif moral autant que financier », expliquait-il dans son document de campagne.
Et pendant ce temps-là, les pays étrangers s'inquiètent, sont déroutés, agacés, heurtés, et se moquent... Ils le considèrent comme un fantoche agité et hystérique... Seulement le problème, c'est que les Français ne lisent jamais la presse étrangère, alors ils croient ce que dit la presse française qui est aux ordres...
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mardi, 05 mai 2009
Quelques petites brèves...
Je plaint sincèrement Daniel Bouton qui s'est "sacrifié" pour préserver l'image de la Société Générale... Non vraiment.
Surtout qu'avec juste 2000 euros de retraite par jour, la vie va être difficile pour lui...
J'observe que quand on regarde la corrélation entre l'idéal politique et l'âge, l'électorat de droite ne devient majoritaire qu'à la cinquantaine...
Et ils nous parlent d'avenir ?!
Veronica-botox-liposuccion-silicone va quitter Silvio-implants-lifting-uv-botox-viagra... Merda è un disatro !
1 euro par seconde ! C'est ce que gagne David Beckham... Tous les jours de l'année.
Je me demande pourquoi il faut toujours, en 2009, se battre pour obtenir simplement ce qui est écrit sur le fronton de nos mairies depuis 220 ans...
" Si la connerie n'était pas remboursée par la sécurité sociale, il y a longtemps que tu serais sur la paille..."
Un Singe en Hiver, Audiard, l'autre soir à la télé. À revoir régulièrement...
Pendant que le monde se fissure, que la moitié de la planète crève de faim, que la société se fracture chaque jour d'avantage, les princes de ce monde qui sont sensés nous représenter se pavanent et se congratulent entre eux, à nos frais, dans le luxe des palais...
Et le peuple aime ça. Déroutant...
Le coq est le seul animal qui, même les deux pieds dans la merde, continue à chanter, ce n'est donc pas étonnant que se soit l'emblème Français.
Brice Hortefeux est tellement aveuglé d'amour pour son mentor, notre bon petit Roi à talonnettes, qu'il en arrive à répéter bêtement ses conneries... Il a encore prétendu que le dimanche sur les Champs Élysées, il y avait un trottoir où les commerçants étaient ouverts et l'autre où ils étaient fermés ! Il faudrait, avant de parler, qu'ils aillent y faire un tour, car c'est absolument faux ! Sur les Champs Elysées, pratiquement tout est ouvert le dimanche... Quelque soit le trottoir.
09:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 27 avril 2009
Brèves du jour...
PAS DE PITIÉ POUR LES PETITS !
Pendant que les puissants continuent à se vautrer dans le pognon, l'état resserre un peu les maigres revenus des placements des français modestes comme le Livret A. Normal, il faut bien trouver quelque part de quoi permettre aux grands dirigeants de se fabriquer des retraites en or et pour payer leurs conneries qui nous ont amenés là ou nous en sommes aujourd'hui.
À LA SOUPE, MICROBES !
Le grand mercato politique est lancé ! Ils s'agitent tous comme de pitoyables spermatozoïdes affolés pour aller à la soupe ministérielle... Ce qui prouve si cela était nécessaire que la soupe est bonne et que les ambitions personnelles passent avant l'intérêt du pays.
CRÉTINS NAVIGANTS
Les medias font presque passer pour des héros les abrutis inconscients qui vont naviguer dans des eaux infestées de pirates. Ils sont prévenus, il y a eut des précédents, des morts, et ils y vont quand même ? Tant pis pour eux.
LE MARRONNIER DE L'INSÉCURITÉ
L'insécurité ! La revoilà... Quand on est dans une impasse politique et sociale, il est toujours pratique de ressortir la fameuse insécurité... Et il y en a qui vont encore croire les paroles et les promesses de Zébulon 1er alors que les chiffres démontrent clairement l'échec absolu de sa politique suivie depuis qu'il était à l'intérieur.
PROPOS DE QUELQUES LUMINEUX QUI CONSEILLENT NOTRE PRINCE
Je suis fier d'être un patron qui délocalise. Assez de faux semblants, la perte d'emploi, la déstabilisation industrielle, c'est normal, c'est l'évolution... Guillaume Sarkozy
L'inégalité des revenus, dans une certaine mesure, est un facteur de l'enrichissement des plus pauvres et du progrès social... Philippe Manière
La mondialisation est à l'économie ce que l'air est à l'individu ou la pomme à la gravité universelle... Alain Minc
Brillant ! Non ?
LES GRANDS PRÊTRES DE L'ÉCONOMIE
Tous ces maîtres en économies qui ses ont gourés pendant plus de tente ans et qui sont donc responsables de la situation du monde aujourd'hui continuent à nous donner des leçons et à faire des prévisions probablement aussi précises que celles qu'ils nous faisaient il n'y a encore que deux ans, souvenons nous de Jean Marc Sylvestre, le plus ridicule économiste de France, et que dire de cette pauvre Christine Lagarde qui nous prévoyait en 2007 une année 2008 de reprise et d'embellie ? Et je ne parle même pas de notre Prince Adulé qui nous vantait en 2007 les incroyable avantages des subprimes !
PATRONS
Comme on pouvait s'y attendre, des patrons racailles profitent de la crise pour dégraisser leurs entreprises (facile) et ce sont les ouvriers qui les séquestrent qui risquent des poursuites... On rêve !
CAGOULES
Pourquoi Zébulon ne veut-il plus de cagoule durant les manifs ? Parceque les manifs sont filmées par la police ! Au nom de quoi je devrais accepté d'être dans les fichiers de la police si je participe à une manifestation ? Même en toute honnêteté...
The Lynx
15:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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samedi, 25 avril 2009
Vivement une loi sur les bandes violentes...
Je lance un appel aux députés pour voter de toute urgence une loi qui permettra enfin de démanteler les bandes violentes et maffieuses.
Et notamment la bande du Fouquet's, celle qui a pris l'Élysée en faisant main basse sur la caisse et qui se partage le magot en regardant les autres crever...
Rappel des faits :
-Port de cagoules par les forces de l'ordre.
-Provocation permanente, langage de loubard et insultes diverses et variées.
-Le paquet fiscal au bénéfice des potes de la bande.
-Les promesses de pouvoir d’achat non tenues.
-Le retour à l’ORTF pour le bon caprice du chef de la bande.
-L’agitation médiatique à outrance et la hausse ostensible du train de vie de la bande.
-L’absence de respect pour l’argent public.
-Les instructions données dans l'intérêt non pas de l'Etat mais dans celui des potes de la bande (Tapie, Clavier, etc.)
-Une justice inégalitaire et la remise en cause de son indépendance (suppression du juge d’instruction ...)
-La traque des enfants de sans papiers à la sortie des écoles.
-Le code du travail consciencieusement détricoté.
-L’atlantisme effréné.
-La décision de réintégrer la France dans le commandement de l'OTAN.
-L'atteinte permanente aux libertés publiques.
-L’explosion de gardes à vue arbitraires pour cause de politique de chiffre.
-La fabrique d’un présumé coupable maintenu en détention depuis plus de cinq mois sans la moindre preuve de manière à susciter la peur.
-Les violences faites à des journalistes pour délit d'opinion.
-Les contrôles au faciès (les basanés. Les blonds aux yeux bleus, eux, n'ont rien à craindre).
-La double mutation d’un préfet et du directeur de la police suite à une visite honteuse.
-Les villes désormais placées en état de siège lors des visites de la bande.
-La gestion calamiteuse des conflits sociaux.
-Le mépris pour les DOM.
-Le show fait aux ouvriers de Gandrange devant les caméras avec des promesses qui étaient en fait des mensonges.
-Le mépris et la totale ignorance de la culture, de l’enseignement et de la recherche française.
-Un plan de relance typiquement libéral (Tout pour l’offre).
-La grande mystification médiatique lors du G20 au sujet de la régulation du système bancaire et des paradis fiscaux.
-Les exonérations sociales et fiscales accordées en 2007 aux heures supplémentaires qui, en pleine crise de l'emploi, bloquent l'accès à l'emploi au profit de ceux qui sont déjà en place.
Vite, une loi !
The Lynx
14:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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